Subventions de l’État:
Le ciblage des concernés doit être précis

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superet alimentation générale a Alger

Le président de la république a tranché : Les subventions de l’État concernant les produits de consommation et leur élargissement à d’autres éléments doivent avant tout bénéficier aux catégories à faible revenu et les classes moyennes. Pour que cela soit visible il faut un recensement pointilleux des bénéficiaires. Cela prendra le temps qu’il faudra.

Le chef de l’État ne veut surtout pas que cela tourne à la foire d’empoigne et que des catégories ne profitent à la place de ceux qui sans le soutien de l’État descendraient sous le seuil de la pauvreté. Pour le président cette réforme des subventions ne doit pas verser dans la démagogie ou le populisme. Quand l’État disposera de toutes les données il agira et chacun saura qui bénéficiera du soutien social. Cela se fera en fonction des revenus. Ceux qui sont élevés seront rayés de la liste des subventionnaires. Ceux qui ont un revenu moyen ne doivent pas être lésés afin qu’ils puissent conserver leur pouvoir d’achat et éventuellement épargner, car l’épargne est en elle-même un soutien puissant au fonctionnement de l’économie nationale. Quant aux faibles, très faibles revenus et ceux qui n’en ont pas, ceux-là seront épargnés par le dispositif. Ils continueront d’être soutenus par l’État. Comment ? Là est toute la question. Le gouvernement est en train de réfléchir aux moyens que prendra cette aide de l’État. Est-ce que comme l’a dit et suggéré le premier ministre cela se fera sous la forme monétaire par la délivrance d’un chèque par famille que les attributaires doivent retirer périodiquement ? Ou bien pour ceux qui ont un emploi rémunéré ceux-ci percevront cette aide sous la forme d’une prime à la subvention ? Encore faut-il que ces salariés soient déclarés mais comme un grand nombre d’entre eux travaillent au noir cela risque d’être compliqué. C’est ce genre de complexités que le gouvernement et particulièrement les ministères concernés par cette question doivent résoudre et cela ne sera guère facile car il faudra, qu’une fois lancé, le processus soit huilé afin de ne pas se trouver en face d’une grogne sociale de certaines catégories de la population qui s’estimeront lésés. Pour la première fois l’État s’attaque au problème de la suppression des subventions inutiles qui coutent très cher au budget annuel de l’État.

Bien des gouvernements s’y sont essayés en se rendant compte de la difficulté de l’opération. Les effets d’annonce par certains ministres des anciennes équipes gouvernementales avaient même valu pour certains ministres la disgrâce et le désaveu du sommet de l’État bien que c’est ce même sommet de l’État qui avait ordonné à ces ministres d’annoncer la fin des subventions.

Abdelmadjid Tebboune qui connait bien le fonctionnement de l’ancien système politique pour en avoir fait les frais quand il était premier ministre ne veut surtout pas tomber dans les travers du passé. Lui, président de la république sait que ce qu’il entreprend doit être réalisé dans les meilleures conditions possibles. Toute erreur de diagnostic ou de jugement peut avoir des conséquences imprévisibles et cela le chef de l’État ne le veut pas.

Par ailleurs le procédé des subventions généralisées comme il se pratique maintenant est devenu caduc. Il est même générateur d’inégalités sociales. Il n’ya aucune raison que ceux qui ont une position élevée sur le plan social continuent de grignoter l’argent du trésor public qui leur sert de subside à l’étalage de leur richesse. En achetant au prix réel les produits qu’ils consomment, en payant leur électricité selon une tranche de paiement reflétant la nature réelle de leur consommation ils contribueront ainsi à leur manière à aider ceux qui en sont dans le besoin. En clair les subventions il y en aura toujours mais elles concerneront ceux qui triment et non ceux qui font trimer.

 

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