Tunisie – Algérie:
Quelque chose de concret en préparation

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Selon les déclarations de la cheffe du gouvernement tunisien, lors de son passage à Alger où elle a été notamment reçue par le président de la république, il y a manière à penser, indépendamment du resserrement des liens entre les deux pays surtout depuis l’investiture à la tête de l’Étattunisien, deKais Es Sayed, que l’on se dirige vers une sorte de fusion entre les deux pays.

Tout le laisse croire après ces mots prononcés par Abdelmadjid Tebboune, interrogé sur la visite du président algérien en Tunisie. Ce dernier a dit « Elle interviendra au moment venu ». Certes ce ne sont pas des mots extraordinaires mais ceux-ci ont un sens. Cela suppose que le président algérien lorsqu’il se déplacera à Tunis, sa visite ne sera pas ordinaire, telle que les différents présidents algériens avaient effectuée. Le contexte a changé. Il n’est plus le même. Le pays voisin a besoin de l’Algérie et notre pays n’est pas avare en aides. Par ailleurs le climat politique a été transformé depuis l’arrivée de Saied. Ce dernier a la même vision politique que celle du président algérien. Il est à cent pour cent pour un régime présidentiel et pour un État fort. La suspension du régime parlementaire en attendant un très probable référendum pour changer l’actuelle constitution en donnant au président de la république un statut interventionniste va dans un sens qui donne à penser que lorsque ce nouveau dispositif institutionnel sera atteint et que les constitutions des deux pays (l’Algérie et la Tunisie) deviendraient quasiment identiques un rapprochement qu’on pourrait qualifier de fusionnel serait alors rendu possible et même souhaitable. D’où l’expression d’Abdelmadjid Tebboune sur sa prochaine visite dans le pays voisin. Lorsqu’il se rendra à Tunis au moment choisi et qui semblerait opportun pour les deux chefs d’États il y aura alors une déclaration officielle d’une communauté de destin. On ne sait pas quelle forme prendra celle-ci. Ce sera sans doute fait de manière graduelle. Le pragmatisme sera de rigueur. Serait-ce une sorte de marché commun entre les deux pays ? Ce qui favorisera d’une manière plus franche et dynamique les échanges économiques entre les deux pays où une commission algéro-tunisienne autonome fixera les modalités de ces échanges où seraient fixées les volumes de production multiformes : Agriculture, industrie, services et tourisme, l’établissement de règles prudentielles permettant à la concurrence de s’établir sainement sans causer de préjudice aux secteurs concernés. Ce sera sans doute l’occasion de supprimer les taxes douanières entre les deux pays, non pas concernant seulement les zones frontalières comme cela se fait actuellement, mais en élargissant cette suppression à l’ensemble des deux pays permettant, de la sorte aux tunisiens et algériens de faire circuler librement leurs marchandises et les écouler sans restriction. Il sera aussi peut-être question d’une bourse de valeurs communes qui donnera à l’économie des deux pays plus de lisibilité financière et dynamisera l’actionnariat à un niveau jamais connu dans les deux pays.

Une telle fusion entre les deux pays voisins est aujourd’hui possible car la situation économique que connait aujourd’hui le monde dans sa globalité pousse des pays appartenant à une même région géographique à se rapprocher.

Un tel rapprochement entre deux pays très proches culturellement et sans doute institutionnellement si le président tunisien arrive à persuader ses compatriotes de lui donner ce pouvoir dont il a besoin pour donner à son pays l’émergence dont il a besoin. Quoi qu’il en soit les deux pays ont une possibilité de devenir la communauté économique la plus forte d’Afrique du nord. En face d’une Union économique européenne prédatrice ils pourront fixer leurs règles à celle-ci et devenir ainsi des partenaires à part entière. Est-ce que cela se fera lorsque le président algérien se rendra à Tunis lorsqu’il le décidera ?

Une chose est sure l’optimisme dans les deux pays est en train de supplanter les réticences d’antan et une certaine méfiance qui n’a pas lieu d’exister. Les deux pays ont, disons-le carrément, une tendance à se rapprocher et à se compléter.

 

 

 

 

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