Annaba:
La ville malmenée

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 L’insouciance des responsables et l’inertie des élus locaux et particulièrement nationaux ont fait d’Annaba une ville sans âme. Une ville clochardisée à laquelle on ne peut lui attribuer autre qualificatif que celui qui lui sied parfaitement à savoir la ville la plus sale d’Algérie.

Le terme lui va parfaitement à voir les importantes quantités d’ordures qui jonchent les principales rues dont celle de Ben Badis et adjacentes entassées sur les trottoirs à quelques dizaines de mètres d’une pharmacie et d’un restaurant au milieu d’une rue très fréquentées par laquelle les autorités locales n’y passent certainement jamais.  Par autorités locales il faut comprendre ceux qui ont à charge la gestion de l’entretien de la ville à savoir les élus locaux. Des odeurs à vous couper le souffle s’y dégagent et interpellent en vain, les consciences des élus du très mauvais mandat qu’a connue Annaba. Une situation alarmante qui semble ne pas inquiéter les édiles encore en poste en attendant que les nouveaux élus prennent possession de la destinée de cette commune longtemps malmenée. La ville si on se limite à ce chef-lieu de wilaya cette dernière, faut-il le dire, est loin du minimum d’une vie décente qu’elle offre à la population. Coté ménage on souffre de ces pénuries d’eau en plein hiver. Une époque que l’on croyait révolue à jamais puisque le système de distribution d’eau potable avait été complètement rénové, avons-nous toujours soulevé sauf que des restrictions ont toujours été l’occasion de faire râler les ménages avec, cette fois-ci des coupures plus longues et régulières. On coupe cinq jours, on distribue un jour et on recoupe de nouveau cinq jours selon les quartiers. Les ménages n’en peuvent plus : Linge et vaisselle entassés, hygiène corporelle en berne et repas sur le pouce.

Les routes, un autre problème

Cotés usagers de la route, là c’est le calvaire ! En effet les automobilistes ne savent plus quel chemin emprunter pour arriver à leurs destinations. Il y a quelques semaines voire mois, des engins ont décapité certaines routes principales en centre-ville plus particulièrement celles du boulevard Émir Abdelkader transformant l’asphalte en des cratères lunaires rendant la circulation impossible. Une situation qui semble perdurer dans le temps sans qu’aucun signe de maintenance des voies n’est perceptible. La rage des automobilistes a atteint son paroxysme. Au niveau de la cité du 8 mars la situation est pire. En plus de la scarification des routes s’ajoute à cela l’inondation des lieux qui ont causé beaucoup de dégâts à des voitures enfoncées dans des trous masqués par les eaux pluviales stagnées à l’entrée de la cité à proximité de la trémie. Quant aux embouteillages causés par l’état des routes éventrées, les files n’en finissent pas. La question qui se pose actuellement pourquoi a-t-on procédé aux décapages des routes sans pour autant se préparer à leur habilitation. Ceci dénote quelque part le manque de professionnalisme et d’organisation dans cet aspect, car la construction d’une route passe par différentes étapes à savoir en premier lieu une formulation granulométrique faite par un laboratoire spécialisé, qui détermine les normes de mélange d’agrégats à observer pour la confection des fondations afin que l’enrobé étalé par le « finisher » puisse colmater les zones poreuses. Ceci après un balayage et un soufflé parfait afin d’évacuer surtout l’eau stagnante sur laquelle malheureusement nous avions constaté que l’enrobé a été entassé. Un spécialiste dans ce domaine en sa qualité de chef de projet de VRD au niveau de la défunte DNC-ANP a été outré devant une telle débâcle. « C’est malheureux d’assister à une telle débâcle. Je constate qu’aucune norme n’est respectée à commencer par la mise en place de système de drainage par un accotement qui permet d’éviter la stagnation des eaux pire ennemi des routes. À ce rythme-là, la route ne tient pas. Le bitume est cher et le suivi rigoureux par le laboratoire des travaux publics à même d’éviter un tel gâchis est plus que nécessaire ». Nous a fait savoir notre interlocuteur qui a mis l’accent sur le fait que les intervenants ont certainement leur raison pour opter pour une telle démarche. C’est au maître de l’ouvrage de quantifier et de qualifier les travaux en question. Entre temps Annaba continue à subir les désagréments que lui causent ses administrés. Une situation qui interpelle l’intervention du wali.

 

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