Chouchène, le nouveau maire d’Annaba:
Attente désespérée de résultats

0
848

C’est finalement le candidat du MSP qui a été choisi pour devenir le nouveau président de l’APC de la quatrième ville d’Algérie. Exit le FLN et le RND qui ont toujours présidé aux commandes de la municipalité. Est-ce que cela va-t-il changer quelque chose. Avec le fonctionnement complexe de l’APC minée par le pluralisme politique le nouveau maire devra doubler d’imagination pour rendre audible ses actions.

Ce nouveau président de l’APC d’Annaba est natif de cette ville, c’est déjà un acquis car il est censé connaitre les problèmes urgents qu’il doit résoudre. Encore faut-il qu’il dispose d’un budget conséquent or cela n’a pas été le cas pour ses prédécesseurs qui, faute d’avoir à leur portée le nerf de la guerre qu’est l’argent ont vite lâché prise et se sont cantonnés dans la gestion des affaires courantes, en un mot le strict minimum, à savoir le ramassage d’ordures ; des rapiéçages de routes et la délivrance de pièces d’état civil. Rien de nouveau donc s’il n’est question que ce genre de broutilles. Par contre si le nouveau maire s’entoure de ce qu’on appelle un Brain Trust, indépendamment de sa relation avec la composante plurielle de l’assemblée communale il pourra être éclairé sur sa façon d’apporter un plus à cette municipalité qui prend de plus en plus l’allure d’une métropole mais qui fonctionne comme un village. La filiation politique de ce nouvel élu ne doit pas non plus obéir à des consignes idéologiques de son parti dont on connait l’appartenance aux Frères musulmans.  Il ne faut pas qu’il oublie qu’il est le représentant de la population et celle-ci est loin d’être inféodée à un courant politico-religieux. Annaba a une population diversifiée, ouverte et aspire à une plus grande modernité dans le cadre de vie. Il y a beaucoup à faire dans cette ville qui s’agrandit en sa périphérie mais qui reste étrangement petite en son centre dont l’urbanisation n’a pas changé d’un iota depuis le départ des français en 1962 ; Aucun maire,depuis l’indépendance n’a eu l’idée de transformer le centre-ville en lui donnant un aspect moderne pour ne pas dire futuriste. Les rues les plus connues et les plus empruntées sont restées les mêmes. Les bâtisses qui alignent ces grandes artères datent toutes de la fin du 19ème siècle. Il en est de même pour des quartiers connus de cette ville comme « La Colonne, l’Orangerie, la Cité Auzas » jonchés de maisonnettes bâties à la façon des villages français du second empire. Ne parlons pas de la Vieille ville dont la restauration prévue depuis des décennies par tous les responsables élus ou désignés de cette ville n’a jamais vu le jour et dont son bâti se dégrade continuellement et se détruit inexorablement. Est-ce que ce nouveau maire a les tripes d’un innovateur ? Il faudra qu’il fasse preuve d’ingéniosité pour renflouer les finances de sa commune afin de commencer au moins par faire le minimum en améliorant le cadre de vie urbain. Ne peut-il pas déjà commencer à finir les travaux de la salle de cinéma « El Manar » dont la façade enlaidit la rue Émir Abdelkader. Ne doit-il pas hâter le revêtement de certaines artères du centre-ville dont les travaux de réfection durent depuis des mois ? Ne doit-il pas agir en collaboration avec les services de sécurité pour mettre fin à cet envahissement des rues et trottoirs par des centaines de vendeurs ambulants qui obstruent la circulation des piétons et des voitures ?  Tout cela n’est cependant que balbutiements de réalisations car ce qui est attendu d’un maire d‘une ville aussi importante qu’Annaba, ce sont de grands projets d’urbanisation qui font la différence. Mais cette question relève encore de l’utopie tant que le code communal ne change pas du tout au tout où un maire sera élu sur un programme et non sur une liste ou un simple nom placardé sur une affiche.

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici