Agriculture, tourisme, énergies renouvelables:
Ces grands chantiers qui changeront l’Algérie

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Au cours de cette année trois grands secteurs de l’économie nationale attireront l’attention du gouvernement. Il s’agit de l’agriculture, du tourisme et de la transformation énergétique. C’est à travers eux que le pays retrouvera ses marques et qu’il renouera avec la croissance. Des chantiers créateurs de cette richesse dont l’interdépendance accélérera une économie fonctionnant, jusqu’ici, au ralenti.

Avant tout il convient de sortir de la dépendance alimentaire en maximalisant le rendement des terres agricoles à travers trois produits essentiels : Les céréales, le lait et les viandes (rouges et blanches). L’objectif étant d’arriver à importer le moins possible de ces produits dont la facture pèse lourd sur les ressources financières de l’État. Ainsi, en ce qui concerne la production céréalière le pays peut faire mieux en augmentant les surfaces car celles qui existent ont atteint leurs limites. Tout dépendra, bien sûr de la pluviométrie mais grâce à une bonne irrigation et à un accroissement des capacités de stockage l’objectif d’une autosuffisance céréalière peut être atteint à hauteur de 80% ; Il est actuellement à 65%. En ce qui concerne la production de lait il faut acquérir la technologie nécessaire pour transformer une part de lait cru en poudre de lait car l’Algérie importe aujourd’hui à prix fort cette poudre nutritive à base de lait. Cet argent servant à l’achat sur les marchés mondiaux de cette poudre de lait peut servir à l’acquisition de cette technologie de transformation. Cela se fera par la création de cette filière qui travaillera en partenariat avec les fermes laitières que l’Étatdoit encourager la multiplication à travers le territoire national. L’idéal serait que l’État fasse de même avec les éleveurs des bêtes à cornes en les encourageant à créer des grandes surfaces de parcage de bovins destinés aux abattoirs et l’élargissement des aires de cheminement des ovins, spécialement dans les zones où ce genre de bêtes ont l’habitude de brouter. En ce qui concerne l’élevage de la volaille destinée à la consommation, le problème de la production d’intrants pour l’alimentation de cette catégorie de bêtes se pose encore avec acuité. C’est d’ailleurs pour cela que les consommateurs paient au prix fort le prix du kilo de poulet et celui des œufs. Là aussi une filière de production d’intrants doit être créée et encouragée par l’État. Toujours dans le domaine de l’agriculture celle dite saharienne qui n’a cessé de croitre au cours de ces dernières années retient de plus en plus l’attention du gouvernement qui a pris conscience de l’importance qu’elle n’a cessé d’acquérir dans le développement de la culture de la pomme de terre dont la qualité n’est plus à discuter et qui a relevé le défi d’une production record ces dernières semaines, mettant ainsi fin à la pénurie qui a touché ce produit pendant un certain temps. Le nord du pays n’est pas en reste, non plus, puisque nous assistons régulièrement à une multiplication de serres qui produisent, en quantité suffisante des produits maraichers qui inondent aujourd’hui les marchés. En ce qui concerne les fruits l’augmentation des surfaces encouragée de plus en plus par le gouvernement donne des résultats surprenants. On peut même songer à l’exportation d’excédents vers les pays du golfe et certains pays asiatiques.

Le tourisme

Ce sera le défi majeur de l’Algérie, une destination mal aimée des touristes étrangers à cause de la médiocrité des prestations. Malgré l’existence d’une infrastructure hôtelière apte à accueillir un nombre considérable de visiteurs d’autres pays, l’organisation du secteur en question est quasiment inexistante. Il ne suffit pas d’héberger il faut aussi susciter l’intérêt du touriste par des distractions qu’il ne trouve pas et par l’inexistence de circuits à travers le pays , un pays qui dispose de ressources touristiques que le touriste aimerait connaitre en faisant des excursions à l’intérieur d’un pays qui offre joie de la mer , celle des forets et des montagnes  et la panacée celle de la découverte du plus beau désert du monde qu’est le Sahara , ses oasis paradisiaques et ses sites géologiques surprenants qui abritèrent jadis une civilisation néolithique dont les gravure rupestres subsistent encore dans le massif du Hoggar. Avons-nous oublié quelque chose dans ce gigantesque panorama touristique qu’offre l’Algérie ? Bien sur ! C’est cette antiquité berbéro -romaine bien présente partout dans le pays et dont les vestiges parsèment le pays en son nord et jusqu’aux portes de son grand sud. Comment alors rendre cette destination Algérie prenante ? Il n’ya pas de recette miracle en ce qui concerne le développement de ce secteur. Croire que les opérateurs actuels arriveront à donner cet éclat qui manque au tourisme algérien est un leurre. Sans le concours d’investisseurs étrangers spécialisés dans le tourisme international le modèle touristique algérien continuera à végéter. Il faut faire comme d’autres pays n’ont pas hésité à le faire et à commencer par nos voisins immédiats, ainsi que ces pays du golfe mis aussi ceux d’Asie du sud-est. Faut-il aussi rappeler que même Cuba cet épicentre survivant du socialisme marxiste-léniniste a pris la résolution de faire appel à ces tours opérators internationaux ?Tant que le gouvernement n’ouvre pas le pays au capital étranger pour donner au tourisme la place qui lui a toujours manqué depuis son accession à l’indépendance alors la destination Algérie continuera d’être ignorée.

 

La transformation énergétique

Ce troisième chantier dont le gouvernement ne cesse de parler est encore vierge. Le restera-t-il encore longtemps ? Si on s’en tient au programme du président de la république il ne le sera pas. Des pourparlers avec des pays qui possèdent la technologie de transformation de l’énergie solaire en électricité ont lieu depuis un certain temps. Certains pays comme la Chine et l’Allemagne sont intéressés par un partenariat gagnant-gagnant avec notre pays lequel rappelons-le figure parmi les grands réservoirs du monde en énergie solaire. Pour l’Algérie qui est un pays producteur de gaz naturel dont les réserves sont encore suffisantes, l’énergie solaire représente un atout pour l’avenir de ses exportations en gaz naturel. Substituer l’alimentation électrique par l’énergie provenant su soleil est aujourd’hui l’option retenue par le gouvernement. Là aussi les investissements pourront provenir pour une part des opérateurs nationaux qui ont les moyens comme Sonatrach et Sonelgaz mais aussi de pays ou d’entreprises étrangères disposant déjà sur leur sol de cette technologie qui fait défaut à l’Algérie. Ce mixt énergétique mettra fin à cette dépendance exclusive d’énergie fossile dont les réserves notamment en pétrole sont en voie d’épuisement.

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