Son procès encore reporté:
Ckakib Khalil reste insaisissable

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L’ancien ministre de l’énergie, ami intime de feu Bouteflika devait être jugé hier au tribunal de Sidi M’Hamed. À cause de la grève des avocats qui dure depuis une semaine son procès a été reporté au 24 janvier prochain. De toute façon le mis en cause sera jugé par contumace car il ne se trouve pas en Algérie. En fait cet ancien pilier du régime précédent ne compte certainement pas retourner au pays car il sait ce qu’il en coûte.

 Il y a lieu de croire que l’accusé se trouve aux États-Unis. Il avait bénéficié de la fameuse Green Card qui lui a été renouvelée. Comme il n’existe pas d’accord d’extradition entre les États-Unis et l’Algérie, il y a très peu de chance que Khalil retourne dans son pays. On ne le reverra sans doute jamais, bien que et c’est important de le souligner il ne bénéficie pas de la citoyenneté américaine, comme on l’a faussement affirmé. Sauf qu’il avait noué depuis tant d’années de présence sur le sol américain des relations solides dans les milieux d’affaires et même parmi des personnalités du monde politique américain et même arabo-israélien car il est l’époux de Najat Arafat la sœur de Yasser Arafat qui a conservé des liens très étroits avec Léa Rabin, veuve de l’ex premier ministre israélien, tué par un extrémiste juif. Cette dernière cultivait une amitié sincère avec le défunt leader palestinien. De plus son passé d’expert auprès de la Banque mondiale lui a valu un certain respect et de la considération. L’ancien PDG de Sonatrach, devenu plus tard ministre de l’énergie a pour ainsi dire plus d’un tour dans son sac. Ayant senti le vent tourner contre lui, une première fois où on émit contre lui un mandat d’arrêt international signé par l’ex ministre de la justice, à l’époque Zeghmati, il put retourner en Algérie sans inquiétude bénéficiant de l’intervention directe d’Abdelaziz Bouteflika, qui, sous son influence annula la procédure. Chakib Khalil put ainsi retourner au pays et avait même repris de l’activité politique dans le cadre de la réédition d’un cinquième mandat de son ami et « frère » comme il le disait qui n’est autre que feu l’ex président de la république. Sa présence en Algérie tourna au fiasco car déjà dans les esprits de l’écrasante majorité du peuple algérien, Bouteflka devait terminer son quatrième mandat et renoncer à son renouvellement. Il en fut autrement et un certain 22 février de l’année 2019 le peuple sortit dans les rues des villes et villages d’Algérie, signifiant clairement et avec détermination le départ de l’ex président. L’ex ministre de l’énergie comprenant que les dés sont jetés et que le régime mis en place par l’ex président vivait ses derniers jours alors la seule chose qui restait à faire pour lui, c’était de partir là où on ne l’inquiéterait pas. Après un bref séjour à Genève où il avait un compte en banque florissant et avec le concours d’un cabinet d’avocat d’affaires très connu en Suisse il réussit à transférer la totalité de son compte vers une banque américaine où il avait là aussi un compte bancaire. Son compte suisse clôturé il ne restait à Khalil qu’à prendre l’avion en direction des USA. On estime la fortune de l’ex ministre de l’énergie à 287 millions de dollars, lesquels ne sont pas gelés mais investis dans des placements financiers américains et dans l’immobilier. Étant intelligent celui qu’on accuse de détournement de deniers publics et de fait de corruption lorsqu’il était à la tête de Sonatrach a fait en sorte que son nom ne soit pas sali et on ne sait comment il s’y employa il engagea des avocats chargés de le défendre au cours de son procès qui se tiendra, rappelons-le le 24 janvier prochain mais sans la présence de l’intéressé. Qn ne connaîtra sans doute jamais toute la vérité sur le parcours très controversé de ce dernier

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