Le musée El Moudjahid de la ville de Mila a abrité, ce lundi, les travaux d’une journée d’étude consacrée au rôle de la Société civile dans la vie communautaire. Initiée par l’Organisation nationale pour le Renforcement des liens de la Société civile, avec la participation du centre universitaire Abdelhafid Boussouf de Mila, la rencontre a connu une respectable implication de la population estudiantine et des associations accréditées localement. De nombreuses conférences thématiques ont été présentées à cette occasion par des enseignants universitaires. « Le rôle de la société civile dans le développement de la communauté » est le titre de la communication présentée par le Dr Belharbi Ammar, enseignant à l’université de Mila. Après avoir donné des éléments de définition du concept de société civile et survolé son évolution à travers les âges, le conférencier a axé le reste de son intervention aux moyens que doit posséder toute entité de la société civile pour qu’elle puisse remplir son rôle de partenaire à la dynamique de développement de la communauté. « Il faut que les associations de la société civile aient accès à l’information économique, culturelle et politique afin qu’elles puissent participer positivement au développement de leur environnement social par le développement de stratégies d’action en harmonie avec le type d’information qu’elles possèdent » Dans ce sens, le locuteur plaide, à titre d’illustration, à faire participer les associations à l’élaboration des budgets des différents secteurs afin qu’elles aient une vue claire sur les possibilités financières de chaque secteur d’activité et de mettre en place des activités associative en adéquation avec ces possibilités. Son collègue, le Dr Daoudi Hamza, a fait la lumière, pour sa part, sur le rôle joué par l’université dans la promotion de la culture associative. Pour le locuteur les établissements de l’enseignement supérieur ne dispensent pas seulement des savoirs et des savoir-faire, mais prépare aussi l’individu à la vie en communauté organisée. « Il est vrai que la mission première de l’établissement universitaire est la transmission des savoirs ; mais en faisant participer l’étudiant aux différents clubs scientifiques, artistiques et sportifs, et l’implication de celui-ci dans le travail syndical à l’échelon de l’enceinte universitaire, font de l’université un lieu d’apprentissage des réflexes propres à la vie associative, que l’étudiant pourrait mettre, plus tard, au service de son comité de quartier ou de toute autre organisation associative » A la fin, le conférencier a appelé les pouvoirs publics à répondre avec pertinence aux attentes des associations pour qu’elles puissent apporter leur contribution à la dynamique de développement local.
