La décision du président de la république concernant la baisse de l’impôt sur le revenu notamment des fonctionnaires et des retraités est appliquée. La baisse est conséquente. Elle équivaut à 14% d’augmentation des salaires perçus et pour certains jusqu’à 16%. Hier des retraités commençant à percevoir leur pension affichaient un contentement non déguisé.
Des sourires illuminaient les visages de ceux qui actionnaient le distributeur de billets. Il faut dire que ces derniers mois ils ont terriblement souffert de l’inflation qui s’affiche aujourd’hui à 7% ; Ce plus qu’ils viennent de recevoir va leur permettre de mieux équilibrer leur budget familial et ce n’est pas rien ! Cette décision du président augmente indéniablement la popularité du chef de l’État qui fait dire à la majorité des citoyens de ce pays « Voilà un président qui applique ce qu’il dit et sans tarder » « Ou Heureusement que Tebboune est aux commandes et qu’il tient la barre ». Ce satisfecit est complété par les jeunes chômeurs qui attendent désespérément le paiement d’une allocation chômage. On vient d’apprendre officiellement que ce sera au cours du mois de mars. Les sceptiques car il y en a toujours pensent que tant de générosité nuira au budget de l’État que la LF 2022 voulait coute que coute rééquilibrer. En fait disent d’autres experts le président table sur une croissance qui avoisinerait cette année les quatre pour cent. En 2021 elle atteignait 3,5%. Il y a indéniablement une reprise visible de secteurs entiers de l’économie nationale. Les constructions d’immeubles repartent à la hausse générant la création de milliers d’emplois ? L’agriculture et l’agro-alimentaire ne se sont jamais aussi bien portés. Le secteur de transformation industrielle commence à voir de l’embellie. Les Start-Up se multiplient et s’intéresse à des projets innovants. Le commerce en ligne se porte de mieux en mieux. Les gens expérimentent de plus en plus cette formule d’achat. Les banques sur instruction permanente du gouvernement accordent de plus en plus de crédits à des taux avantageux. C’est un fait l’économie nationale sort de son immobilisme le, en grande partie à la pandémie du Covid. Celle-ci est à présent derrière nous. Il reste néanmoins quelques segments industriels à la traine à l’instar du secteur minier, de la sidérurgie, de la métallurgie des équipements électroniques et électriques. La dernière décision d’interdire toute vente à l’étranger de déchets ferreux et de transférer une telle vente au marché national a été saluée par de nombreux intervenants nationaux qui utilisent la ferraille. En fait le gouvernement a dans son viseur toutes les entreprises publiques qui continuent d’accuser des déficits financiers alors qu’ils ont la possibilité d’être à nouveau rentables. C’est le cas du complexe sidérurgique d’El Hadjar qui est aujourd’hui fortement concurrencé par le complexe de Bellara et l’usine turco-algérienne Tosyali. La prochaine restructuration annoncée par le ministre de l’industrie donnera peut-être une dernière chance à ce qui était considéré naïvement comme le fleuron de l’industrie lourde algérienne. Il en va de même pour l’ensemble des groupes industriels publics qui vont connaitre un audit national sur le management. Pour le gouvernement le secteur public économique doit fonctionner comme un secteur privé. Il doit investir, renouveler ses installations, entrer en compétition, concurrence le secteur privé etconnaitre à son tour le profit. Un grand chantier en perspective attend donc le gouvernement cette année. Il est intéressant de constater que le gouvernement n’aborde jamais les hydrocarbures dans sa vision stratégique de relance de l’économie nationale car il mise tout sur toutes les autres ressources existantes. Bien que le pétrole et le gaz sont à leur plus haut niveau cette année et qu’il rapportera à l’Algérie des dividendes inespérées jusqu’ici, l’État sur instruction du président a donné des ordres précis concernant la rente financière procurée par nos exportations d’hydrocarbures. Pour le chef de l’Étatcelles-ci constitueront les réserves du futur. Importer moins, exporter plus et valoriser ce qui n‘a jamais été valorisé jusqu’ici, telle est la nouvelle politique économique de l’État et cela commence déjà à produire ses effets.
