Le nouveau code de l’investissement :
Le président Tebboune évoque un changement significatif

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Le président de la république qui vient d’achever sa visite de deux jours au Koweït a déclaré, lors de sa rencontre avec la communauté algérienne établie dans ce pays que le nouveau code de l’investissement entrera probablement en vigueur d’ici un mois tout au plus. Il invite tout investisseur à venir en Algérie car la réglementation a changé et est devenue attrayante.

Le chef de l’État, visiblement à l’aise dans le domaine de l’économie qu’il connait bien a déclaré « L’Algérie nouvelle n’est pas synonyme d’un changement formel dans les structures de l’État mais celui des comportements qui s’inscrivent dans un tel changement ». Le président a souligné que désormais tout investissement étranger est bienvenu car il sera marqué sous le signe de la souplesse, permettant ainsi à ceux qui viendront investir en Algérie de rapatrier, s’ils le souhaitent, leurs dividendes en étant assurés de la protection de l’État. Cette précision est fondamentale pour un nombre de potentiel investisseurs arabes ou autres qui ont toujours hésité car tenant compte de l’ambiguïté du code des investissements ancien qui a toujours cours en Algérie. L’assurance fournie par Abdelmadjid Tebboune concernant la protection de l’investissement de quel ordre qu’il soit et qui sera contenue dans le nouveau code va sans aucun doute réduire considérablement les doutes souvent exprimés par les candidats à l’investissement en Algérie. Il était temps car le pays compte relancer l’économie nationale dans tous les domaines et il a besoin pour cela d’un apport considérable de capitaux étrangers lesquels seront injectés à travers le lancement de projets innovants dans les domaines de l’industrie, de l’agriculture et des services ou à travers l’entrée dans le capital d’entreprises publiques ou privées sans être astreints comme par le passé à devenir actionnaires minoritaires. La règle 51/49% ayant été supprimée, ces investisseurs pourront acquérir une majorité d’actions et devenir ainsi pratiquement propriétaires, sauf dans le secteur de l’énergie où l’État détiendra toujours une majorité participative. Dans le nouveau code de l’investissement les règles seront simplifiées pouvant permettre à tout opérateur économique étranger de contourner la bureaucratie qui a toujours constitué un frein puissant à l’investissement étranger. Ainsi, croit-on savoir que ces nouvelles règles dispenseront tout investisseur potentiel à fournir une tonne de papiers pour attendre une réponse, laquelle, comme on l’a souvent constaté met un temps considérable à parvenir à l’intéressé, dont, dans la plupart du temps, jette l’éponge et s’en va ailleurs. C’est ainsi que le pays a perdu des occasions en or pour relancer une économie gérée administrativement. Cette fois-ci c’est fini ! Les règles ont changé et l’Algérie avec la promulgation de ce nouveau code mettra fin à toutes les entraves qui n’avaient pas lieu d’exister mais qui étaient le fait de blocage comportemental souvent hérité d’anciennes pratiques qui existaient au temps où le pays était orienté vers une approche économique datant des décennies 70 et 80 imprégnée idéologiquement d’une pensée politique qui n’a pas évolué avec le temps. On croit savoir également que le nouveau code de l’investissement accordera une place capitale au système boursier, jusqu’ici mis en berne. L’entrée de capitaux étrangers dans l’économie nationale exige un mécanisme financier performant capable à lui seul de réguler les afflux financiers à venir. Cette déclaration du président Tebboune marque une ère nouvelle pour l’économie nationale.

 

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