Demandeurs d’emploi 33% d’entre eux ont un niveau supérieur d’études

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Selon Abdelkader Djaber, DG de l’ANEM, le taux de chômage réel dépasse très largement celui fourni par l’ONS. Bien qu’il n’ait pas donné de chiffre réel concernant tous ceux et celles qui sont à la recherche d’un emploi, le fait qu’il mentionne qu’ils sont très nombreux n’est pas une bonne nouvelle pour les concernés.

Ce qui retient néanmoins le plus dans les déclarations du directeur général de l’ANEM, c’est le taux élevé du nombre d’universitaires. Selon lui, il s’établit à 33%. C’est énorme surtout pour cette frange jeune de la population ayant cru qu’une fois le diplôme décroché, ils trouveraient plus rapidement un emploi. En fait cela a toujours été une illusion depuis des années mais bon, mal an, ces diplômés de l’université algérienne arrivaient autant que faire que peu à travailler partiellement en occupant des emplois n’ayant aucun lieu avec la spécificité de leurs diplômes. C’était cela ou rien. La pandémie du Covid allait bouleverser totalement les choses. Les confinements successifs ont complètement mis à mal le marché de l’emploi. La demande explosait et l’offre était réduite comme une peau de chagrin. Les secteurs qui recrutaient le plus comme la restauration, les services marchands, les transports, la construction et l’habitat, par prudence ne retenaient comme employés que ceux qui leur semblaient indispensables. Le reste c’est-à-dire ceux qui faisaient tourner la production ou l’offre de service se sont retrouvés chômeurs. La durée de la pandémie et son cortège de restrictions ont cumulé le nombre de ceux qui travaillaient et qui ont perdu leurs emplois à cause de ce fléau à ceux qui arrivaient, pour la première fois,sur le marché du travail. D’où cette explosion du nombre de demandeurs d’emplois dont fait justement allusion le premier responsable de l’agence nationale pour l’emploi. 2020 et 2021 se sont révélés catastrophiques et il faudra, au bas mot, au moins deux ans, pour que les chiffres du chômage reviennent à leur niveau d’avant 2020. C’est pour cela que le président de la république a institué une allocation chômage pour tous les demandeurs d’emploi âgés entre 19 et 40 ans. Une telle allocation assortie de conditions draconiennes, pour éviter la fraude car, ne nous leurrons pas, il y aura des tentatives mais avec ce qui est prévu dans le dispositif qui entrera en vigueur au début de l’année prochaine il y aura un allègement de la charge,devenue insupportable,pour ces centaines de milliers de jeunes que le désespoir pousse très souvent à tenter l’aventure dramatique de la « harga » où ils sont alors confrontés à une hostilité grandissante des habitants du pays d’accueil et leur rêve de se refaire une vie dans ce pays s’envole alors en fumée. En fait à l’heure actuelle il n’ya qu’une possibilité, rester chez soi et se battre au quotidien pour d’abord survivre puis petit à petit pour vivre jusqu’à pouvoir atteindre un niveau de décence acceptable. Ce choix doit être accompagné par l’État. C’est ce que s’efforce à faire l’actuel président qui s’est interdit toute promesse qu’il ne saura réaliser.

La croissance économique est en train de reprendre, si on croit les derniers chiffres annoncés par l’ONS qui font état de plus de 6% ; Certes elle ne touche pas tous les secteurs d’activité surtout ceux qui créent des emplois en suffisance mais elle aura, inévitablement un impact sur celles-ci. Il y aura un effet d’entrainement sur le marché de l’emploi dont les mécanismes prévus et qui entreront en vigueur le 2 janvier prochain apaiseront une crise sociale dont les effets, sans l’introduction d’une telle mesure auraient été catastrophiques. La reprise des exportations de nos hydrocarbures et le prix élevé du pétrole et du gaz permettront à nos ressources financières publiques de retrouver un second souffle et rééquilibrer nos balances commerciales et de paiement.

Il y a aussi les PIB et PNB qui reprennent de la couleur après avoir été négativement impactés les trois dernières années. Enfin et pour la première fois dans l’histoire économique du pays les exportations hors hydrocarbures augmentent et leur tendance est à la hausse. Les grands équilibres macro-économiques ne sont plus un objectif à atteindre ils sont déjà bien huilés. Toutes les décisions économiques inscrites dans le plan de relance de l’économie auront un début d’application au cours de l’année prochaine et donneront leurs résultats dans les cinq années à venir.

L’avenir en Algérie n’est pas sombre, loin de là. Sans être radieux (il faudra au moins une dizaine d’années pour cela) il s’éclaircit et ceux qui gardent encore l’espoir de vivre un jour dans leur pays sans songer un seul instant à le quitter ne seront pas déçus.

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