Achèvement de l’édifice institutionnel:
Tebboune vient de mettre la dernière touche

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Le président de la république vient de signer le décret de la composition de la cour constitutionnelle qui remplacera le conseil constitutionnel. Une moitié des membres de cette cour est désignée par le chef de l’État, l’autre est élue parmi le corps des magistrats. Ainsi le processus d’édification de l’État de droit est achevé

Les engagements contenus dans le programme présidentiel sont respectés. La construction d’un État démocratique respectant les libertés individuelles et publiques, sont là. Il ne reste qu’aux acteurs les animant de les concrétiser pleinement. Cette cour constitutionnelle représente le sommet de l’édifice car elle se prononcera sur la constitutionnalité des lois de la république en s’appuyant sur la constitution amendée votée par le peuple par voie référendaire. La composante de celle-ci est triée sur le volet. Ont été choisis seuls des membres qui croient en l’État de droit et son expression démocratique. Un nom retient particulièrement l’attention, celui de Leila Aslaoui, une démocrate convaincue qui s’était longuement battue contre l’obscurantisme au cours de la décennie noire. Elle faisait d’ailleurs partie des personnalités à abattre par le FIS et le GIA. Tous ceux et celles qui font désormais partie de ce corps institutionnel rejettent fondamentalement et par conviction profonde toute référence idéologique mettant en cause l’exercice des libertés, à commencer par la liberté de conscience, ce qui signifie que toute loi votée qui restreint, d’une manière ou d’une autre les libertés garanties par la constitution sera déboutée par la cour constitutionnelle. Ainsi ceux qui ambitionnent de mettre en pratique la Chari’a de manière insidieuse dans la pratique du droit tel que pratiqué en Algérie ne le pourront pas car ils n’auront aucune chance d’arriver à leur but.

Ainsi tous ces partis qui font référence à l’islam politique sont aujourd’hui obligés de biffer toute référence idéologique et s’en tenir strictement aux constantes de la nation inscrites noir sur blanc dans la constitution.

Voilà qui ne va pas plaire au MSP  deMakri ou à la formation dirigée par Djaballah et dans une moindre mesure à ces partis minoritaires sur le plan politique que sont En Nahda et le parti de Bengrina. À présent que l’Etat national est représenté par un édifice institutionnel fonctionnant sur la séparation des pouvoirs, il ne reste à ses tenants qu’à le rendre conforme aux vœux exprimés par le peuple souverain.

La tâche ne sera pas aussi facile qu’on ne le croit, non, parce que le sommet de l’État interviendrait, cela s’est fini ! Mais parce qu’il existe encore des mentalités au niveau des élus qui restent cloisonnés dans un état d’esprit qui n’a pas évolué avec la marche du temps. Certains élus ou magistrats éduqués et formés pendant des décennies dans un contexte d’unité de pensée n’ont pas progressé dans leur schéma de pensée ancien. Ils n’ont pas fait leur mue. Ils mettront du temps à le faire mais cela se fera avec leur remplacement par de générations nouvelles éduquées et formées dans la liberté de pensée et l’expression de concepts innovants tournés résolument vers le progrès et l’universalité. La démocratie sans fioritures et loin de tout expédient sera alors une pratique irréversible que rien ne pourra entacher ni réduire à une simple figuration. Au cours des prochaines années une symbiose effective régnera entre l’idée humaniste et libératrice et la pratique institutionnelle. C’est cela l’Algérie nouvelle qui est en train de se construire sur des bases solides.

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