À l’ouest comme à l’est du pays des jeunes algériens tentent de traverser la Méditerranée au risque de leur vie, surtout à l’approche de l’hiver. Que ce soit en Espagne où ils débarquent à partir de la côte ouest ou en Italie par la côte est ils sont aussitôt parqués dans des centres de regroupement. Nos compatriotes jouent la carte de la demande d’asile. Aucune chance pour eux car l’Algérie est considérée comme un pays politiquement sûr.
La plupart d’entre eux veulent aller en France où ils font une halte pour tenter, ensuite, d’aller dans un pays nordique comme la Suède, la Norvège et la Finlande. Ce n’est pas facile, on peut dire que c’est tenter l’impossible. Aujourd’hui c’est clair l’Europe ne veut plus d’immigrés surtout ceux qui viennent d’Afrique, du Moyen-Orient et de l’Afghanistan. La majorité des habitants de ce continent affichent de plus en plus leur peur d’être un jour minoritaires dans leur propre pays. Les populations de ce continent vieillissent et les habitants originaires des pays européens qui sont en état de procréer dépassent rarement les deux ou trois enfants, ce qui n’est pas le cas des immigrants dont la progéniture prolifère. En outre les enfants nés dans ces pays finissent toujours par obtenir la nationalité de ces pays d’accueil, c’est le droit européen qui l’exige. C’est cela qui suscite la crainte des habitants de l’UE notamment dans la partie occidentale du continent. À l’est ce n’est pas le cas. Les anciens pays qui faisaient partie du bloc soviétique sont en train de murer leurs frontières pour empêcher tout migrant d’y accéder. Nous l’avons vu dernièrement en Pologne où la Biélorussie pour des besoins de politique intérieure avait accueilli des milliers de migrants en provenance de Somalie, d’Irak, du Liban, et d’Afghanistan en les poussant vers la frontière polonaise longue de 400 kilomètres. La détermination des polonais qui dépêchèrent sur place quinze mille soldats et forces de l’ordre en ayant pour cosigne ferme de ne laisser entrer personne en territoire polonais. De plus les polonais ont érigé, tout au long de la frontière séparant la Biélorussie une double haie de fils barbelés en attendant la finition d’un mur en béton d six mètres de haut tout au long de cette frontière. La Hongrie est en train de faire la même chose ainsi que la Bulgarie avec la frontière turque. La Grèce qui avait subi le plus fort afflux migratoire de son histoire refoule automatiquement les migrants qui traversent souvent à la nage les côtes turques qui ne sont pas éloignées des cotes grecques. En Europe de l’ouest les partis d’extrême droite ont réussi à drainer des millions de citoyens qui font partie de cette majorité silencieuse qui ne s’est jamais prononcée nettement sur le sujet de l’immigration. L’Allemagne qui avait accueilli un million de réfugiés syriens qui fuyaient la guerre civile dans leur pays affirme aujourd’hui poussée par les partis de la droite extrême et de la montée en puissance de mouvements néo nazis ne plus recevoir aucun migrant sur son sol. L’Italie qui continue de recevoir des lots quotidiens de migrants en provenance d’Afrique du nord et des pays subsahariens reste le seul pays qui tolère ces étrangers sauf que ceux-ci sont aujourd’hui les otages de la mafia sicilienne et de la camorra napolitaine qui les place chez des patrons italiens de la péninsule qui les paient des salaires de misère et qui versent à la Cosa Nostra une taxe. Ceux qui parviennent à s’échapper de l’étau mafioso sont poursuivis par les mafiosi et ramenés e force dans les lieux de leur travail. Rares d’entre ces migrants qui arrivent à s’enfuir pour tenter de rejoindre la France où ils sont aussitôt refoulés par la police des frontières et par la gendarmerie. En clair l’Europe ne veut plus voir affluer dans son sol ces milliers de migrants qui vivent au désespoir car ne trouvant rien dans leurs pays d’origine qui leur permet d’espérer une vie décente. En fait le choix de l’Europe pour ces miséreux est surtout mu par un instinct de survie. Ce n’est pas du tout le cas de nos compatriotes, lesquels espèrent vivre la Dolce Vita, une illusion qu’ils trainent depuis longtemps mais qu’ils n’auront jamais car eux aussi sont aujourd’hui dans le collimateur d’un racisme qui prend une ampleur inégalée, particulièrement en France.
