Le président de la république a levé la suspension de 52 projets industriels, objet d’investissements intéressants qui ont été bloqués par les administrations en charge du développement du secteur industriel. Pour le chef de l’État c’est un acte de bureaucratie caractérisé et qui n’a pas lieu d’exister dans ce contexte de relance économique.
Le président de la république qui a un sens de la vérification très aigu s’est rendu compte que les situations de blocage demeurent et ont la peau dure. Épluchant plus de 400 dossiers d’investissement industriel il n’a trouvé que 57 d’entre eux ne souffraient d’aucune anomalie ou ambigüité et qu’il n’y avait aucune raison fondée pour les geler. Il décide alors de lever un tel gel incompréhensible et a mis les points sur les I.Pour lui les fonctionnaires qui agissent de la sorte ou bien sont incompétents ou bien leurs actes ont une motivation politique. Dans un sens, comme dans l’autre il s’agit là d’une action anti patriotique. Pour rappel déjà dans un passé récent l’ancien premier ministre Djerrad n’avait cessé de pointer du doigt la bureaucratie existante dans les administrations du pays. Il lui avait déclaré la guerre mais la logistique de traque concernant ces fonctionnaires bloqueurs n’a pas suivi.
À présent que le président lui-même prend le relais, les choses seront peut- être différentes. En réalité pour expurger nos administrations de ces ronds de cuir impénitents il faut initier des audits administratifs dans tous les échelons des administrations, qu’elles soient centrales ou décentralisées. C’est à travers de tels outils d’analyse que le gouvernement dénichera ceux qui n’ont toujours pas compris que l’autorité administrative ne peut se substituer à l’autorité gouvernementale, seule garante de la gestion du pays. Il ne peut exister deux États, celui de l’administration et celui qui dirige le pays politiquement, économiquement, socialement et culturellement. Une telle dichotomie qui existait depuis des décennies, freinant les initiatives et se détournant de toute innovation doit aujourd’hui disparaitre à jamais à l’heure où le pays se trouve à la croisée des chemins où il est condamné à aller de l’avant dans tous les domaines. Tout recul injustifié lui fera perdre des années précieuses consacrées au développement.
