AT est-elle fâchée avec Internet ?:
Les perturbations perdurent et s’enchainent

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Les promesses d’Algérie Télécom concernant l’augmentation du débit qui est passée de 4 à 10 mégas ont été tenues mais il y a un problème et il est de taille, celui des interruptions fréquentes d’interruption de la connexion, notamment pour ceux qui ont un abonnement ADSL. Ces derniers jours on a battu le record en matière de perturbation des réseaux.

À Annaba et dans plusieurs autres villes, selon nos informations, la connexion s’interrompt soudainement à parti de 17 heures pour être rétablie aléatoirement dès 22 heures, faisant souvent dans le prolongement jusqu’à 1 heure ou deux heures du matin. C’est dire le désarroi des dizaines de milliers d’abonnés ADSL, obligés de dormir plus tôt que d’habitude pour ceux dont le démo est branché sur internet. En fait la seule distraction des citoyens de ce pays, aujourd’hui c’est le web. Il n’y a rien d’autre, ni cinéma, ni programme télé nationale (chaines publiques et privées confondues) qui peuvent procurer quelque rêve livré par des chaines étrangères. N’oublions pas que c’est l’hiver et que les gens rentrent bien plus tôt qu’en été. Rentrés chez eux ils n’ont d’autre choix que de se connecter pour échanger des messages, consulter les réseaux sociaux, voir un film ou regarder une émission qui n’est pas ennuyeuse comme le sont généralement celles diffusées par la télévision nationale. Lorsqu’en pleine symbiose avec le petit écran ils constatent brusquement une interruption dont on ne connait pas la durée, ils sont alors désappointés au plus haut point. Après une attente non évaluée ils se mettent au lit et se couchent comme font les poules au crépuscule. Quelle vie ! Que fait alors cette entreprise publique qui a le monopole de la connexion internet ? Rien ! Elle n’avise même pas les usagers en leur disant tout simplement la vérité même si celle-ci est source de tracas. Une vérité qui fait savoir aux gens que ses équipes au terrain ne maitrisent pas la technicité et que ce genre de situation risque de perdurer. À quoi sert l’augmentation du débit si celui-ci n’est pas continu ? Il y a des choses que le citoyen n’arrive pas à comprendre comme le fait qu’il existe un ministère de la poste et des TIC chargé de rendre le service public dont il a la charge performant. Ce n’est malheureusement pas le cas. Que font ces centaines de fonctionnaires employés par ce ministère ? Un travail administratif seulement ? N’y a-t-il pas d’autres prérogatives dont ils ont la charge comme le fait de contrôler les entreprises placées sous la tutelle de ce ministère ? Apparemment et selon le constat que l’on fait ce genre de mission est laissé de côté. C’est cela la bureaucratie. En fait les zone d’ombre, selon l’expression du président de la république n’existent pas seulement dans certaines régions du territoire national mais bel et bien au niveau des administrations centrales et dans des entreprises géantes du secteur public. Tous les conseils de ministres et Dieu sait qu’il y en a eu n’ont cessé de mettre en garde tous ces fonctionnaires qui par habitude ou par désinvolture laissent traîner les choses, urgentes ou pas, en les sommant de prendre d’initiatives osées pour améliorer le cadre de vie de la population. Toutes ces remontrances faites par le plus haut niveau de l’État ne trouvent toujours aucun écho. Ne faut-il pas se résoudre finalement à libérer ce grand secteur de la communication en le livrant à la concurrence du privé ou même étrangère, donnant ainsi un coup de fouet à ces EPE confortées par un monopole qui leur a permis jusqu’ici de dormir sur leurs lauriers. Aujourd’hui il y a en Algérie des jeunes entrepreneurs capables de relever le défi de la performance. Alors pourquoi ne pas les mettre en parallèle avec tous ces fonctionnaires qui ne pensent qu’à leur fin de mois ?

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