IDE et entreprises en difficultés:
Quelles opportunités pour la relance économique

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Les fameux IDE que l’Algérie attend désespérément la venue ne se précipitent pas et pour cause la règle 51/49% qui faisait peur à tout investisseur potentiel qui refuse de voir son argent placé dans un projet porteur et qui l’intéresse au plus haut point rétrécir ses profits a fait un blocus et la pandémie de Covid 19 a fait le reste. Les rares investisseurs qui ont accepté cette règle sont des grosses entreprises cotées en bourse, dont le portefeuille d’actions n’est pas affecté par une telle loi protectrice.
Or ce qui intéresse le plus l’Algérie, ce ne sont pas les multinationales mais les PME européennes : françaises, allemandes, belges, italiennes, espagnoles et autres de l’espace Schengen. C’est ce type d’entreprises qui sont les mieux outillées pour s’insérer dans l’économie nationale sauf qu’elles voudraient ou bien être seules sur le terrain lorsque leur métier est exclusif soit s’associer avec un partenaire privé et négocier avec lui les formes de partenariat. Toute imposition qui fait appel à la loi leur fait hérisser le poil. Combien sont–elles ces PME étrangères venues prospecter le climat des affaires en Algérie ? Des dizaines, des centaines ? Comme il n’existe pas de statistiques en ce domaine on ne connait pas leur nombre. Cependant la question n’est pas là. Elle se situe dans la stratégie de la communication en Algérie. Il n’y en a peu ou très peu et cette absence d’information des possibilités d’affaires complique encore les choses. Des pays comme la Tunisie entre autres, font du porte à porte dans les pays d’Europe. Les patrons de leurs PME ont inscrit dans leurs budgets une part réservée à la prospection et cela marche. Chez nous on se contente de parler des opportunités d’affaires en Algérie que lors des voyages officiels des gens de l’exécutif ou lors de rencontres organisées par les chambres régionales de commerce où on invite les PME étrangères sauf que celles-ci ne se bousculent pas. Comment dans ce cas attirer les capitaux étrangers dans notre pays si on ne facilite pas aux patrons du secteur privé qui est majoritairement composé de PME leurs déplacements à l’étranger pour faire connaitre à leurs vis à vis européens des domaines d’activités, susceptibles de susciter leurs intérêts, comme le font d’ailleurs et avec succès leurs homologues de certains pays. En fait les réformes économiques tant désirées par le gouvernement dépendent exclusivement sur ces IDE. Encore faut-il être attractif. C’est justement là où réside la complexité. Au plan national, de nombreux observateurs économiques se posent la question, après l’annonce du Président Tebboune pour la relance des entreprises dormante, va-t-elle certainement nécessiter des plans de restructuration censés aider les SPA publiques dans leurs « efforts » de se mettre à niveau aux exigences de la compétitivité et de la performance. Il semble que le Président s’accroche encore à l’espoir de voir ces « fleurons » de l’industrie algérienne devenir des pôles de développement pour peu que des gestionnaires capables de relever le défi s’y mettent. Les résultats ne se font pas attendre pour renouer avec la croissance et baisser le taux de chômage. L’idée que nos entreprises publiques puissent, un jour, émerger et devenir compétitives relève de la gageure. Il est intéressant de connaitre leurs plans de restructuration qui vont couter à l’État quelques milliards de dollars. S’agit-il de plans d’investissements concernant de nouveaux segments d’activités ? Ou cet argent servira-t-il simplement à éponger les dettes contractées par ces EPE auprès de banques publiques ? La question demeure posée et l’État se dit prêt à une relance effective de l’économie nationale et se diriger vers l’exportation de produits nationaux grâce à une politique audacieuse et un management intelligent qui pourrait fonctionner et fixer comme objectifs, le profit et l’investissement pour fructifier toute rentabilité. Par ailleurs tous les experts économiques consultés par tous les gouvernements qui se sont succédés depuis le début de ce siècle, qu’ils soient nationaux ou étrangers, ont suggéré à ces exécutifs d’ouvrir le capital de ces EPE à l’actionnariat privé. Prélude à une entrée en bourse. C’est d’ailleurs de cette manière qu’on pourra démarrer un système boursier qui est aujourd’hui virtuel.

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