Spéculation sur les prix à la consommation:
Des peines sévères seront requises

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Les grossistes tentés par la spéculation sur les prix à la consommation doivent à présent tenir compte que le jeu ne vaut plus la chandelle et qu’ils risquent des peines très lourdes s’il est constaté qu’ils se livrent à des manœuvres illicites comme le stockage des produits pour créer des pénuries et se livrer par la suite à une augmentation des prix injustifiée.

La loi contre la spéculation qui a été votée par le parlement vient de paraître au journal officiel. Elle est désormais opérationnelle. Gare à tous ces distributeurs qui ont pris l‘habitude néfaste de provoquer momentanément des pénuries sur certains produits sensibles car très demandés par la population, le plus souvent subventionnés par l’État, comme c’est le cas de l’huile de table et, du lait depuis quelques semaines. À moins d’une interruption momentanée justifiée  dans le cas d’inventaire de fin d’année toute pénurie de produits jugés essentiels à la consommation des ménages ,tout grossiste pris en flagrant délit de stockage non soumis à un inventaire détaillé prouvé par la facturation  et dont l’objectif concerne à provoquer une interruption dans sa distribution dont la conséquence est  l’augmentation du prix de ce produit  sera puni pénalement et risque une peine pouvant aller jusqu’à trente années d’emprisonnement assortie d’une très lourde amende. Cette loi qui vient devient effective vise avant tout et surtout le commerce informel car c’est de lui qu’il s’agit. Des barons à la tête de ce circuit achètent souvent chez le producteur ou le conditionneur des produits subventionnés par l’État des quantités considérables pour les stocker ensuite dans des entrepôts clandestins, attendant le moment propice pour les revendre à des grossistes à un prix supérieur à celui soumis à la subvention de l’État. Certains grossistes sont tentés par ce genre d’opération et lorsqu’ils vendent aux commerçants détaillants ils prélèvent eux aussi une marge bénéficiaire, certes minime mais néanmoins lucrative considérant les quantités de produits vendus à ces détaillants, lesquels à leur tour, ajoutent deux ou trois dinars supplémentaires au produit qu’ils vendent à leurs clients. Ce dispositif spéculatif a toujours existé en Algérie au cours de périodes bien précises. C’est souvent en fin d’année ou lorsque le pays traverse quelque crise sociale ou sanitaire comme c’est le cas depuis l’arrivée de la pandémie du Covid. Jusqu’ici l’État s’était montré plus ou moins complaisant car les auteurs de ces spéculations répétitives s’en sortaient généralement avec des amendes et des fermetures administratives excédant rarement trois mois de leurs locaux de distribution. Cela s’est finalement révélé trop peu convainquant pour ces spéculateurs agissant dans l’ombre et qui ont amassé des fortunes colossales. À présent que le dispositif judiciaire est devenu répressif et même lourdement à l’encontre de ceux qu’on appelle les secondes mains, c’est-à-dire les grossistes qui ont pignon sur rue, ces derniers éviteront scrupuleusement d’acheter des produits aussi sensibles issus de pénuries provoquées par les barons de l’informel. Ces derniers, sachant qu’un achat considérable de ces produits chez les producteurs ou conditionneurs ne trouvera plus preneur lâcheront l’affaire. Cette nouvelle politique du gouvernement vise à priver ces gens de l’ombre de leurs revenus et c’est une stratégie qui apportera ses fruits et cette fois-ci de manière définitive.

 

 

 

 

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