La réglementation concernant les chômeurs, ceux qu’on appelle les primo demandeurs d’emploi, inscrits, entrera en vigueur probablement au cours du second trimestre de cette année. Il y a encore quelques détails à régler notamment sur le profil des chômeurs. On sait par ailleurs que ceux qui bénéficieront de l’allocation chômage doivent être âgés de 19 à 40 ans.
La tranche d’âge étant connue il reste à fixer le montant de cette allocation. On n’en sait encore rien. D’aucuns parlent d’une somme variant entre 12 à 15000 dinars mais rien n’est encore officiel. On le saura au cours des prochains jours ou semaines. Ceux qui auront droit à cette allocation devront obligatoirement s’inscrire au niveau de l’agence locale de la wilaya où ils résident. Une fois l’inscription enregistrée l’agence leur enverra un courrier électronique leur faisant savoir qu’ils sont éligibles à l’aide de l’État. En outre, ils devront s’engager à accepter un emploi quand l’agence leur fera savoir qu’il y en a de disponible. En cas de refus de se présenter à l’agence pour connaitre le lieu de leur lieu de travail, ils seront rayés du dispositif chômage. La stratégie gouvernementale concernant la mise en place de ce dispositif est claire. Il n’est pas question de verser une allocation chômage de longue durée à ceux qui refuseront de travailler. Pour le gouvernement il ne s’agit pas d’un assistanat qui favoriserait l’inertie mais une aide momentanée à tous ceux qui ont tout fait pour trouver un travail mais qui n’ont pas eu la chance ou l’opportunité de le trouver. Tant que l’agence chargée de leur trouver ce travail ne les convoque pas ils continueront à toucher leur allocation chômage. L’ANEM quant à elle doit tout faire pour insérer les demandeurs d’emploi dans le monde du travail. La responsabilité de l’agence nationale pour l’emploi est engagée. La charge de travail de cet organisme sera décuplée. Là encore il ne s’agit pas de recruter des agents sans expérience mais de former ceux qui existent en augmentant notamment leurs connaissances dans l’utilisation généralisée du numérique. Un algorithme est actuellement en préparation pour faciliter le travail des opérateurs de l’ANEM. Par ailleurs il est prévu des audits réguliers auprès des agences locales afin de débusquer les retards dans l’application du dispositif. Sachant que les jeunes concernés par cette allocation sont très sensibles en ce qui concerne leur droit, tout acte bureaucratique comme cela a toujours été le cas en ce qui concerne le fonctionnement de ce qu’on appelle les bureaux de main d’œuvre risque de gripper tout le dispositif mis en place. De la vigilance donc et surtout une transparence sans faille car c’est de l’application rigoureuse et sans complaisance des mécanismes réglementaires que dépendra le succès de cette opération qu’on espère pérenne afin de permettre aux jeunes d’espérer un avenir qui ne serait pas celui de la « harga » aux lendemains périlleux. Il reste cependant un problème de taille que le gouvernement doit régler et au plus vite.Il est d’ailleurs complémentaire au dispositif qui vient d’être retenu par le gouvernement. Il s’agit de trouver une solution adaptée aux jeunes qui n’ont pas un niveau d’éducation susceptible de leur procurer un emploi ni la moindre qualification. Le gouvernement est en train de mettre en place un dispositif les concernant. Un tel dispositif est lié à l’apprentissage. Une idée est en train de faire son chemin, celle d’aider ces jeunes sans diplômes et sans expérience qualifiante en leur permettant de se former en apprentissage sur le terrain, sans nécessité de passer par un centre de formation comme cela se fait présentement. Tous ces jeunes ayant abandonné l’école et qui et ne savent même pas ce qu’est un travail pour lequel ils seront rémunérés pourront ainsi bénéficier du concours de l’État, lequel signera des conventions avec les entreprises, artisans et intervenant dans divers secteurs d’activités potentiellement pourvoyeurs d’emplois comme le bâtiment ou les secteurs d’activités liés à l’environnement qui emploieront dans le cadre de l’apprentissage sur le tas ces jeunes marginaux. L’État quant à lui aidera les signataires de cette convention par un allègement des charges fiscales et sociales. Ce sera donc du gagnant-gagnant pour les signataires de cette convention. Une fois formés et munis d’une attestation délivrée par l’employeur dans laquelle il précise que l’apprenti a bel et bien acquis une expérience dans un domaine bien précis, le jeune pourra si ledit employeur le lui propose intégrer un poste de travail rémunéré. Dans le cas contraire l’apprenti pourra alors s’inscrire à nouveau à l’ANEM, laquelle sera chargée de lui trouver un emploi rémunéré et en attendant que cette agence lelui trouve,il percevra une allocation chômage en bonne et due forme.
