4ème vague du coronavirus :
On y est en plein

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Ce qui donnait l’impression que le pays allait essuyer sans encombre cette nouvelle vague, la quatrième en ce qui concerne l’Algérie est démenti, chaque jour par les chiffres de contaminations qui augmentent inexorablement certes avec moins de dangerosité, si on croit les virologues, mais dans le cas de notre pays où seulement 25% de la population est vaccinée et encore pas complètement, cela deviendra compliqué au cours des prochains jours.

En effet le variant delta continue encore de circuler avec moins d’intensité mais ajouté au variant Omicron qui vient de le bousculer il y a là une combinaison dangereuse surtout pour les non vaccinés qui restent très majoritaires dans le pays. Les formes graves que l’on ne connait pas actuellement chez Omicron s’ils touchent une personne n’ayant jamais été vaccinée peuvent le devenir et entrainer les personnes fragiles dans une détresse respiratoire qui les mènera à l’hôpital. Cela est déjà constaté dans les structures hospitalières de la capitale où le personnel soignant se trouve confronté, chaque jour à une arrivée importante de patients Covid. On n’en sait rien en ce qui concerne le reste du pays mais on devine que cela doit être également le cas. En réalité on aurait pu éviter non pas la quatrième vague qui ne fait que commencer mais circonscrire efficacement sa dangerosité en la réduisant à une forme grippale au lieu de faire face à des complications qui n’auraient jamais existé si la vaccination de la population avait atteint 70% de la population. À qui la faute ? Au gouvernement à l’évidence qui n’a pas pris les mesures adéquates en temps voulu en prenant des mesures coercitives comme l’instauration d’un pass vaccinal interdisant à chaque citoyen qui n’est pas en possession de celui-ci d’entrer dans un restaurant, café, lieu de loisir, stade et centre commercial. Il ne l’a pas fait du moins pas suffisamment se contentant de cibler des lieux où la fréquentation de personnes n’est pas massive. Si le gouvernement avait institué une dictature du pass vaccinal en faisant voter une loi au parlement, donnant ainsi toute légalité à cette coercition, cette quatrième vague aurait pu être surmontée du moins on aurait considérablement évité toute surcharge des hôpitaux et des décès car il y en a chaque jour et ils sont en train d’augmenter. On peut valablement parler de négligence de l’exécutif. Faire confiance à la conscience citoyenne n’a jamais été payant et cela ne concerne pas seulement l’Algérie, pas du tout ! Dans les pays développés comme les États-Unis, la France, l’Allemagne et pratiquement toute la sphère occidentale où les libertés individuelles sont sacrées les États n’ont pas hésité un seul instant en restreignant de manière drastique ces libertés. Pour ces États la santé publique prime sur toute autre considération. La majorité des citoyens de ces pays a compris qu’il fallait passer par là pour enfin vivre normalement et retrouver cette confiscation suspensive de leurs libertés. Chez nous qui avons toujours proclamé que l’intérêt général prime sur le particulier on a bafoué un tel axiome fondamental et le résultat ne s’est pas fait attendre. Il est là et ce ne sont pas des mesures incomplètes comme la fermeture des écoles pour une période de dix jours et qui donne lieu à penser qu’on fera dans les prolongations ou la fermeture des lieux de loisir ou de culture qui sont au reste, fréquentés par une infime partie de la population qui freineront les contaminations de cette quatrième vague dont le pic est prévu vers la mi-février. Le paradoxe car il y en a un et il est criard, c’est que le pays dispose de suffisamment de vaccins de diverses origines et même de production locale pour faire entériner avec aisance un schéma vaccinal complet (trois doses) pour toute la population,incluant même les plus jeunes. Il y a manifestement quelque chose qui coince dans les prises de décision. Pourtant le conseil scientifique n’a cessé de prévenir. On ne peut donc pas lui reprocher qu’il ne l’ait pas fait. En fait c’est la machine administrative, toujours elle qui est grippée et tant que celle-ci n’est pas secouée énergiquement par des décisions implacables, le problème des contaminations par vagues intermittentes ne sera jamais résolu.

 

 

 

 

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