Scandale du Crédit suisse:
Le nom de Bouteflika apparait

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La banque helvétique « Crédit suisse » ne cesse de faire parler d’elle. Elle est soupçonnée d’abriter des comptes de personnalités qui ne sont pas conformes à la législation en vigueur dans la Confédération. 18 000 comptes douteux ont ainsi été découverts grâce à une enquête diligentée par 163 journalistes de 39 pays. Parmi ceux-ci le nom du défunt président algérien y figure.

Cela ne veut pas dire pour autant que l’ex président de la république transférait illégalement des fonds sur son compte personnel durant la période où il dirigeait le pays. En fait le compte de feu Bouteflika avait été ouvert en 1999, date à laquelle il venait d’entrer en Algérie pour se présenter à l’élection présidentielle. Cela signifie que le plus de 1 million de Francs suisses (1,483 million) était en possession de l’ex président avant qu’il ne devienne président de la république. Cet argent ne provient donc pas des caisses de l’État mais des propres avoirs de celui qui allait gouverner l’Algérie pendant vingt ans. De tels avoirs Bouteflika les a obtenus lorsqu’il exerçait les fonctions de conseiller auprès des principautés du Golfe où il résida pendant une période de 19 ans. Ce sont donc ses propres économies et de ce point de vue là on ne peut donc rien lui reprocher. On sait par ailleurs que l’ex président lorsqu’il exerçait le pouvoir n’a jamais fait usage de son autorité personnelle et Dieu sait qu’elle était immense pour puiser ne serait-ce qu’un centime des caisses de l’État dont il avait pourtant la haute main. Il aurait pu comme d’autres chefs d’États le faisaient fréquemment prendre ce qu’il voulait et le transférer à l’étranger. Il ne l’a pas fait et c’est un point d’honneur pour lui. D’innombrables rumeurs avaient circulé sur son intégrité morale mais aussi politique lorsqu’il exerçait le pouvoir l’accusant de faire fortune lui et sa famille en puisant allégrement dans les caisses de l’État. Ces rumeurs avaient même continué à circuler après sa démission. En réalité il n’en est rien. On peut reprocher tout ce que l’on veut à cet ex président sur notamment sa manière de gouverner le pays sauf le fait d’être un voleur ou un dissimulateur de ce qu’il possède en propre. En fait ceux qui ont été derrière ces calomnies cachent en fait quelques vérités qui les concernent personnellement. Ils ont élaboré une sorte d’écran de fumée pour rester invisibles et continuer à vivre sans être inquiétés. Le fait que le nom de l’ex président apparaisse parmi les 18000 autres dévoilés par cette armada de journalistes ne constitue nullement une preuve de son implication dans un transfert douteux d’argent échappant au contrôle de l’État de son propre pays. Dans les réseaux sociaux des messages anonymes essaient de semer la confusion dans les esprits et cette pratique n’est pas nouvelle mais généralement elle ne produit pas l’effet escompté sauf pour certains irréductibles qui sautent sur l’occasion et qui profitent pour verser leur fiel sur l’ex président qui reste pour eux le principal auteur du déclin de l’Algérie.

 

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