Le secteur des Travaux publics à Mila vient de dégager une importante enveloppe financière au profit des travaux de réhabilitation prévus sur le pont à haubans d’Oued Dib, qui enjambe un flanc du barrage de Beni Haroun. Le DTP, Abdellah Salay, a indiqué, ce mercredi, que le secteur des Travaux publics vient de dégager plus de 120 milliards de centimes au bénéfice des opérations de réhabilitation des parties détériorées de cet important ouvrage. Le viaduc suspendu au-dessus du lac de Beni Haroun commence à montrer des signes d’usure au niveau de certaines de ses parties. Il s’agit notamment de certains câbles, de la chaussée et des joints placés entre les piliers et la table de l’ouvrage. L’étude technique réalisée par la société algérienne SAPTA a identifié ces parties de l’ouvrage comme étant détériorées et nécessitant des interventions d’entretien. Le DTP affirme, en effet, que certains câbles « se sont tendus plus qu’il n’en fallait à cause principalement du poids du trafic routier et des stationnements de poids lourds sur la table de l’ouvrage ». Le responsable a également souligné l’usure, pour les mêmes raisons, de la chaussée du pont et des joints intercalés entre les montants qui soutiennent l’ouvrage et la table. Construit au-dessus de Oued Dib, un affluent du plan d’eau de Beni Haroun, par une société italienne au début des années 2000, ce pont à haubans est emprunté quotidiennement par une incroyable flotte de camions de gros tonnage desservant le terminal portuaire de DjenDjen, dans la Wilaya de Jijel, ce qui n’a pas manqué de l’éprouver, ou du moins en éprouver certains segments. Rappelons que le secteur a construit, depuis quelques années, une route d’évitement au nord du pont afin de dévier le trafic lourd, mais la déviation, d’un bon gabarit pourtant, continue d’être boudée par les camionneurs on ne sait pour quel motif.
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