Centre universitaire de Mila: La diplomatie économique en débat

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Le centre universitaire Abdelhafid Boussouf de Mila a abrité, ce lundi, une journée d’étude sur la diplomatie économique, organisée par la cour de justice de Mila. Placée sous le thème « Renforcer la diplomatie économique en tant que mécanisme de lutte contre la corruption », le conclave a connu la présentation de nombreuses communications scientifiques, qui ont fait la lumière sur les différents rôles que jouent les représentations diplomatiques à l’étranger dans la protection et la promotion de l’économie nationale. Ont participé à cette journée les cadres du secteur de la justice, de la Gendarmerie nationale, de la sûreté de Wilaya, ainsi que les directeurs des banques et de la chambre du commerce. Dans son intervention, le Pr Chebbah du centre universitaire de Mila a défini le la diplomatie économique comme étant un vecteur de promotion de l’économie nationale auprès d’investisseurs étrangers et un moyen de récupération des capitaux et biens nationaux expatriés illégalement. Il dira dans ce sens : « La diplomatie économique doit attirer les capitaux étrangers en faisant de la promotion du climat des affaires et des opportunités d’investissement en Algérie. Elle doit, dans le même temps, s’investir dans la récupération des fonds nationaux transférés illégalement à l’étranger et déposés dans des banques ou investis dans des paradis fiscaux. » L’intervenant souligne dans cet ordre d’idées que la diplomatie économique doit exploiter judicieusement les relations et rapports qui lient l’Algérie aux pays du monde pour réussir, d’une part, son challenge de promotion économique et obtenir, le cas échéant, la confiscation des biens et des fonds nationaux transférés en violation de la loi à l’étranger, ainsi que l’extradition des personnes impliquées dans ces affaires. Pour sa part, le président de la cour de justice a axé son intervention sur l’impératif d’exploiter judicieusement les conventions et traités internationaux ratifiés par l’Algérie afin d’obtenir une meilleure protection du patrimoine économique à l’internationale. Le conférencier plaide, en effet, la réactivation de tous les règlements et lois contenus dans ces conventions et traités pour réussir une protection légale de l’économie nationale. Le président de la cour souligne, en outre, que l’arsenal juridique national doit être en harmonie avec l’esprit des lois internationales pour pouvoir les appliquer, le cas échéant, sur des ressortissants algériens installés à l’étranger. Au passage, l’orateur a salué la récente convention signée avec l’Etat du Liban et qui, selon l’intervenant, va faciliter la tâche à la justice algérienne d’obtenir l’extradition de nombre d’Algériens installés au pays du Cèdre. Le procureur général de la cour de justice de Mila a, quant à lui, défendu l’idée de création d’un organisme national de lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent et sa dotation de mécanisme de travail claires et efficace afin qu’il puisse remplir sa mission de manière concluante. Il a également appelé à choisir les compétences intègres pour les postes de responsabilité et à mettre en place un code des marchés plus rigoureux pour parer les tentatives de corruption.

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