Le chef du gouvernement espagnol s’est entretenu par téléphone avec le président Tebboune. On devine aisément qu’il est question de l’approvisionnement par l’Algérie du GNL. Sans doute que l’Espagne voudrait davantage, sachant bien que notre pays n’a jamais failli à le lui en livrer. La guerre en Ukraine n’affecte pas ce pays ni d’ailleurs l’Italie et la Grèce. Peut-être que l’Espagne entend profiter de l’occasion pour vendre un surplus à d’autres pays européens impactés par la suspension de la livraison par la Russie du gaz. Ce coup de fil du chef du gouvernement espagnol au chef de l’État algérien va-t-il dans ce sens ? Il était question il y a quelques mois de réaliser un autre gazoduc reliant l’Espagne, en passant par la France à l’Allemagne et d’autres pays voisins. Une source de profit pour les espagnols qui deviendraient un ainsi un pays relais d’approvisionnement. La chose est faisable à condition toutefois que l’Algérie augmente substantiellement sa production gazière, ce qui est dans le domaine du possible avec un partenariat algéro-espagnol dans le domaine de l’exploration et d’une exploitation commune. Il serait aussi question d’une réalisation conjointe d’un autre gazoduc et d’une usine de liquéfaction du gaz dont la capacité sera triple de celle d’Arzew. L’Algérie est en passe de devenir un pays pivot dans le domaine énergétique, particulièrement gazier. Tout semble indiquer qu’au cours des prochaines années notre pays sera de plus en plus sollicité à cause de sa proximité avec l’Europe du sud. Pour rappel l’Algérie est le dixième pays producteur de gaz naturel mais pas seulement car la qualité de notre produit est testée comme étant une des meilleures du monde. L’autre raison de penser que ce gaz que notre pays fournit est lié à cette volonté affichée dernièrement par le président Tebboune au forum de Doha de réfléchir et de concrétiser un projet très audacieux, celui de dépolluer au maximum le gaz naturel en le décarbonant au maximum. Cette proposition de l’Algérie a été saluée successivement par le Qatar et le Koweït. Les trois pays se sont engagés à investir dans ce projet de décarbonisation du gaz lequel intéressera tous les pays du monde.
