Lors de leurs visites à travers les wilayas du pays, les ministres de l’agriculture qui se sont succédé avaient mis en garde tous ceux qui ont reçu de la part de l’État des terres en vue d’en faire des exploitations productives. Ils les avaient sèchement mis en demeure et leur ont demandé de respecter leurs engagements. Il est désolé de voir autant d’hectares de terres arables rester en friche. L’État et la conjoncture actuelle ne peuvent tolérer cela. Si ces exploitants continuent à laisser leurs terres sans culture, les autorités publiques auront certainement l’obligation de procéder à leurs récupération et leurs redistributions à d’autres exploitants qui offriront pour cela de sérieuses garanties dictées par des cahiers de charge. Il est temps encore que les gens comprennent que le travail prime sur toute autre considération. Abdelkader Bouazgui, n’avait-t-il pas souligné que des commissions d’évaluation du foncier agricole ont été instituées au niveau de chaque wilaya du territoire national ? Ces commissions ont pour mission de recenser toutes les terres cultivées et celles qui ne le sont pas et de savoir, avec la précision nécessaire, pourquoi certaines terres attribuées ne produisent rien. Ces missions ont-elles été accomplies ? on se souvient même que des rencontres avaient été programmées au niveau de chaque wilaya pour traiter du problème de l’irrigation en raison du programme du Président de la République Abdelmadjid Tebboune en ce qui concerne l’agriculture et qui prévoit l’irrigation de 2 millions d’hectares de terres. Actuellement selon nos sources, la surface irriguée ne dépasse pas 1,3 millions d’hectares alors que le pays vise en priorité l’autosuffisance alimentaire et veut faire de l’agriculture algérienne un secteur florissant et générateur de croissance et d’emplois. À quand le décollage de ce secteur ?
