Exportation du gaz algérien vers l’Italie:
De grands projets annoncés

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Avec ce qui se passe actuellement en Ukraine et l’annonce faite par les 27 pays de l’UE de réduire progressivement la dépendance énergétique de l’Europe vis-à-vis de la Russie, l’Italie qui importe pour 30% de son gaz à la Russie envisage sérieusement de réduire ses approvisionnements provenant de Russie et veut remplacer ceux-ci par du gaz algérien.

 Un projet ambitieux est discuté avec Sonatrach. Il est question de construire deux gazoducs reliant le sud algérien vers la péninsule italienne, d’autant que nous apprenons que BP a cédé toutes ses parts à la compagnie italienne ENI. Cette dernière envisage un partenariat stratégique avec Sonatrach pour réaliser ces deux gazoducs mais également permettre de doubler, voire de tripler les capacités d’exploitation du gaz dont d’importantes réserves sont encore inexploitées. L’occident a compris certes tardivement que notre pays peut approvisionner une partie de l’Europe, notamment celle du sud mais l’Europe a toujours négligé cet aspect, pas les italiens, ni les espagnols et les portugais qui néanmoins continuaient à s’approvisionner en Russie. Aujourd’hui la situation a totalement changé et l’Algérie prend désormais et sans doute pour longtemps une place primordiale dans l’approvisionnement de ces trois pays et pas seulement ceux-ci car l’Espagne et l’Italie rivalisent d’ardeur pour réaliser un gazoduc transfrontalier européen qui acheminerait le gaz algérien vers des pays comme l’Allemagne et les pays de l’Est européen dont la dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie est quasiment totale et pas seulement en gaz  mais également en charbon. Un partenariat hautement stratégique incluant l’Espagne et l’Italie avec l’Algérie est en voie d’être concrétisé donnant à notrepays la place qu’il aurait dû avoir depuis longtemps. Il y a même plus que cela puisque le PDG de SONELGAZ vient d’annoncer qu’il est actuellement en pourparlers avec les italiens pour la réalisation d’un réseau de câblerie sous-marine entre l’Algérie et la péninsule italienne pour acheminer de l’électricité. 2022 marque ainsi un tournant important pour notre pays qui retrouve ainsi sa vigueur d’antan, celle qui existait au cours de la décennie soixante-dix où la politique de l’État en ce temps-là consacrait une place prépondérante à nos capacités de production et de transformation de notre gaz naturel.

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