Célébration de la Journée mondiale de l’Eau à Mila « L’Algérie vulnérable en ressources hydriques »

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La Maison de la Culture de Mila a abrité,  mardi passé, les manifestations de célébration de la Journée mondiale de l’Eau, coïncidant avec le 22 mars de chaque année. La manifestation a connu la présentation de plusieurs conférences scientifiques, ainsi que la distribution, au profit de cultivateurs de la région, d’un ensemble d’autorisations d’exploitation des ressources hydriques dans le domaine agricole. Dans une conférence thématique présentée par Sabri Bourhail, enseignant au centre universitaire de Mila, l’accent a été notamment mis sur l’impact du réchauffement climatique sur les ressources hydriques souterraines en Algérie. Le conférencier, qui a présenté une étude réalisée sur le bassin hydrologique de la Tafna, dans le nord-ouest algérien, affirme : « L’Algérie est vulnérable en ressources hydriques » Dans ce sens, l’intervenant dira que le changement climatique affecte sérieusement la nappe phréatique, notamment dans les bassins de l’extrême nord-ouest du pays, où les conséquences des changements climatiques commencent à se faire sentir. Diminution drastique des précipitations, longueur des périodes de sécheresse et réduction importante du volume hydrique mobilisable dans le bassin de la Tafna, sont quelques-unes des conséquences immédiates de la calamité du réchauffement climatique. À propos de ce dernier point, l’orateur affirme, chiffres à l’appui, qu’il a été enregistré, depuis l’année 1987 et jusqu’en 2010, une baisse des ressources hydriques souterraines de près de 70% dans le bassin hydrologique objet de l’étude. Il dira, dans ce sens : « Le volume d’eau mobilisable dans le bassin de la Tafna est passé de 11,35 hectomètres cubes, entre 1970 et 1987, à seulement 3,62 hm3, entre 1987 et 2010. Une baisse de 69,06% pratiquement » A notre question de savoir si ce phénomène de baisse des eaux souterraines à cause du réchauffement climatique est également observé dans les régions de l’est du pays, Berhail a précisé que les recherches actuelles sont surtout tournées vers les bassins de la Tafna et de la Mecta, à l’ouest, à cause de la disponibilité de données statistiques et que, malgré l’absence de statistiques, le phénomène ne serait pas aussi sévère à l’Est. « Nous ne disposons pas d’indices suffisants sur les régions de l’est du pays ; mais ce que nous savons déjà est que les ressources hydriques souterraines à l’est sont relativement épargnées jusqu’à présent. » Signalons qu’en marge de la manifestation, 11 employés contractuels du secteur de l’hydraulique à Mila ont reçu leurs décisions d’intégration ; alors que 6 fellahs ont été autorisés à exploiter des eaux souterraines dans l’irrigation agricole.

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