Des pièces archéologiques de valeurs et deux détecteurs de métaux ont été saisis, tout récemment à Mila, par les services de la Brigade économique et financière de la Sûreté de Wilaya. Ces objets ont été retrouvés en la possession d’un citoyen de la commune de Oued Atmania, au sud de Mila, qui proposait à la vente des détecteurs de métaux classés « sensibles » sur sa page Facebook. En effet, agissant sur information faisant état d’une personne qui proposait des détecteurs de métaux à la vente sur les réseaux sociaux, la Brigade économique et financière de la police judiciaire a réussi à l’identifier et l’arrêter. Lors de l’enquête et de la perquisition au domicile du mis en cause, la police a mis la main sur 2 détecteurs de métaux, dont l’un est spécialisé dans la détection du métal jaune, indique la cellule de communication de la police à Mila. Les enquêteurs ont retrouvé également en sa possession 21 pièces archéologiques, dont une lampe à huile, qui remontent, selon une expertise, à l’époque romaine, ainsi qu’un ensemble de bijoux et des poteries, dont l’âge et l’origine sont inconnus. Les investigations ont permis de lever le voile sur les activités illégales du mis en cause qui, de son propre aveu, affirme s’être livré, illégalement, à la recherche des métaux précieux par l’emploi d’appareils de détection. Il a été déféré devant le procureur de la République près le tribunal de Mila, indique notre source. Soulignons que selon les termes du communiqué de police, les 2 détecteurs de métaux retrouvés par la police sont classés comme « matières sensibles » par le décret exécutif 410-09 du 10 septembre 2009, portant règles de sécurité applicables sur les activités et les instruments sensibles, affirme la police.