Le gérant, du café dénommé, commercialement, « Le Prince » sis au centre-ville d’El Tarf, ne sait plus où donner de la tête afin de disposer d’une autorisation, en bonne et du forme, pour présenter des galas artistiques intimes et ce, lors des soirées de ce Ramadhan au niveau de son établissement.
En effet, le gérant, la mine défaite et en rage, a martelé que « j’ai contacté la direction du tourisme et celle de la culture mais je me suis heurté à un mur infranchissable et à une bureaucratie datant des années de braise. Les deux directeurs ont répondu qu’il faut consulter la tutelle et avoir leur aval afin de vous fournir l’autorisation demandée. Ma démarche est originale du fait que je dispose d’une terrasse d’une superficie de 300 mètre carré qui pourra faire office d’une scène ou les artistes en herbes versées dans les deux genres, à savoir le Maalouf et le Chaâbi, peuvent présenter des galas chaque soir et ce, à titre gracieux et sans utilisation de la sono. Les artistes locaux qui sont légion m’ont sollicité afin de se faire connaitre au grand public et ils ne cherchent, nullement, à avoir des cachets pour leurs prestations »
Cette initiative louable à plus d’un titre doit être encouragée, coûte que coûte, par les autorités locales qui dépensent des sommes faramineuses dans des activités artistiques indigestes qui ne drainent pas grand monde. La ministre de la culture ainsi que le wali sont interpellés, vivement, afin d’aider ce jeune, promoteur d’artistes inconnus, à la concrétisation de cette belle et inédite entreprise artistique qui pourrait être le détonateur de carrière de plusieurs groupes undergrounds locaux. La promotion de la culture et par ricochet le tourisme doit être un acte désintéressé, volontariste, qui n’obéit qu’à des considérations économiques et d’intérêt général.
