Ressources énergétiques:
L’Algérie met le paquet

0
207

Le président de la république vient d’installer le haut conseil de l’énergie. Cette instance est censée réfléchir aux moyens d’augmenter en puissance nos capacités énergétiques. Tout sera mis en œuvre pour que le pétrole, le gaz naturel, et toutes les autres sources existantes dans le pays prennent désormais une place prépondérante. Actuellement l’Algérie est fortement sollicitée. Il ne faut pas rater l’occasion.

Des pistes sérieuses sont envisagées par le gouvernement sur instruction permanente du chef de l’État. Il y a aujourd’hui une détermination affichée de relancer tous les projets énergétiques restés en suspens ou carrément abandonnés sous l’ancien régime politique. La géopolitique a changé. Les grands pays producteurs et premiers fournisseurs à l’échelle mondiale sont en train de revoir à la hausse leurs politiques énergétiques. Notre pays qui a une proximité privilégiée avec le continent européen produit peu de pétrole et moyennement du gaz naturel alors qu’il dispose encore de gisements non explorés et qui conserveraient des réserves importantes, non seulement pour subvenir au marché domestique mais également pour répondre à une demande plus accrue étrangère. Est-ce qu’il est question d’un revirement du gouvernement qui privilégiait une politique moins dépendante des hydrocarbures ? Tout semble l’indiquer avec cette guerre en Ukraine qui a poussé les pays européens à se passer du pétrole et du gaz russe à partir de la fin de cette année et celle qui suivra, les pays producteurs, OPEP et autres veulent absolument saisir cette occasion qui leur semble propice pour fournir à l’Europe ce dont elle a besoin. L’Algérie possède un atout indéniable, celui de sa proximité avec le continent européen mais elle a un défaut dans sa cuirasse : ses réserves ne suffisent pas. C’est dans ce contexte que le gouvernement se tourne à présent vers ses partenaires traditionnels et même au-delà pour leur demander de venir investir dans des projets d’exploration de réserves en pétrole et en gaz naturel enfouis dans le sous-sol saharien. En effet il a été prouvé de manière incontestable que ces réserves sont considérables. Il suffit d’employer tous les moyens pour les extraire et les rendre exploitables. Sonatrach à elle seule ne pourra pas relever le défi. Il lui faut des partenaires d’envergure. ENI l’italienne en est un, Total aussi. Il y a aussi les Allemands qui dépendent à 55% du gaz russe. Actuellement ces derniers visent la Norvège mais ce pays voit ses réserves diminuer. Le Qatar ne sera plus en mesure de vendre des quantités importantes d’ici une dizaine d’années. Or ce n’est pas le cas de l’Algérie. Tout donc semble indiquer que note pays est en passe de dépasser un pays comme la Libye qui ne pourra pas dans le contexte actuel dans lequel ce pays est en train de vivre répondre à une demande exponentielle en gaz naturel. L’autre atout algérien, en dehors du gaz de schiste dont elle possède des réserves effarantes qui pourraient dépasser celles des États-Unis qui deviendront un pays dépendant à l’horizon 2030, concerne la décarbonatation du gaz naturel. Ce n’est pas une théorie mais une perspective réelle qui rendrait cette énergie considérée comme fossile totalement décarbonatée et donc susceptible de devenir une énergie propre, répondant aux critères de la COP 26. Ce projet inédit a été formulé pour la première fois par le président Tebboune au forum sur l’énergie qui a eu lieu dernièrement à Doha. Les qataris, les Émirats arabes unis et les koweïtiens ont donné leur feu vert pour que ce projet se concrétise. Ces pays y ont consacré un budget spécial et l’Algérie a déjà entamé des recherches dont les résultats apparaîtront bientôt. Recherche, exploration et exploitation seront les attributs de ce haut conseil de l’énergie dont la mission est de se mettre à l’ouvrage. L’autre travail de cette haute instance consiste à mettre en place une ou plusieurs stratégies de rattrapage du retard dans le développement des énergies renouvelables solaires, à base d’hydrogène et éoliennes, notamment dans la région des hauts plateaux. Le pays pour la première fois depuis la fin des années soixante-dix est en train de passer à la vitesse supérieure. Il renoue avec une politique audacieuse, planifiée et surtout futuriste.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici