Bien avant la grève menée par les travailleurs d’EPIC chargé de l’entretien et de la réhabilitation de l’éclairage public, la ville d’Annaba a toujours connu une mauvaise gestion en matière d’éclairage public, qui perdure jusqu’à ce jour. Faisant le tour de la ville durant la soirée du Mardi, on remarque bel et bien que la majorité des quartiers de la ville plongent dans le noir. Les cités 8 Mars, les Allemands, Saf-saf, 13 Mai, Oued Forcha, la cité Joinola, Rym, Pont blanc, Fakharine, Mont plaisant, la Menadia, ainsi que la route des plages à partir de Rizzi Amor jusqu’aux falaises du Fnar soufrent de l’insuffisance d’éclairage public, ce qui pose un sérieux problème de sécurité routière en soirée, ainsi que cette absence génère forcément les agressions nocturnes, une preuve que la vie de la population est en danger. « Annaba, est seulement une grande ville par rapport à sa superficie pas plus », nous déclare un habitant. « Notre ville est officiellement sinistrée, malheureusement le problème ne concerne pas seulement l’éclairage public, il y a aussi le problème du transport, l’aéroport est fermé, la gare maritime est fermée, la garde du train marque un manque flagrant, le téléphérique toujours en arrêt depuis trois ans. La bureaucratie, la circulation routière, les coupures d’eaux et encore, si vous faîtes la revue de presse ou un zapping sur les réseaux sociaux, vous remarquerez qu’on fait tout pour promouvoir Annaba en tant que ville de criminalité, alors qu’elle est censée être une ville côtière pleine de vie et chacun de ces coins raconte une histoire. Hélas ! On a plus les mots pour décrire le mal qu’on vit chaque jour que Dieu fait « . Une déclaration qui nous laisse sans voix…
