Renault-Algérie La holding Madar devient l’actionnaire dominant

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 Le groupe industriel public issu de la restructuration de l’ex SNTA connu dans le monde des affaires érigé en holding à 100 pour cent public a fait main basse sur un grand nombre d’actions détenues par Renault-Algérie. Il vient de réaliser une prouesse en achetant 34% parts de l’entreprise publique SNVI et est en train de négocier le rachat de 20 autres parts détenues par la société « ZF Algérie » auxquelles il faut ajouter 26% de participation de la société « Sogis ».

Charaf Eddine Amara le PDG de Madar Holding veut rafler la mise et rendre grâce à ces rachats d’actions détenues par une entreprise publique et des sociétés privées, MADAR, l’actionnaire dominant. Malin ce patron que l’opinion publique dans sa majorité ne le connait que Président de la FAF ou patron de l’équipe du CRBelouizdad. Charaf Eddine Amara est titulaires de plusieurs diplômes obtenus en Algérie et en France et est membre de plusieurs conseils d’Administration de sociétés. Spécialiste en droit des affaires, avocat et manager de qualité, a attendu l’adoption en conseil des ministres du nouveau code des investissements et pris connaissance de son contenu pour se lancer dans de nouvelles conquêtes d’affaires. Il sait à présent que les règles sont suffisamment claires pour entrer dans le capital d’une société comme Renault-Algérie sans risque de devenir un dindon de la farce. Il reste à présent à savoir ce que veut faire Madar de l’entreprise Renault-Algérie. Il parait étonnant qu’il réédite le coup du montage en s’approvisionnant en kits d’assemblage de l’étranger, sachant fort bien que le gouvernement soit contre ce genre de stratégie industrielle. Alors va-t-il se lancer dans la production de véhicules comme le Maroc est en train de le faire dans l’usine Renault de Tanger ? Il faudrait au préalable qu’il obtienne l’accord de la marque, en clair il faudra négocier avec le constructeur français. Il a aujourd’hui toutes les chances de conclure un partenariat gagnant-gagnant entre la maison mère et Renault-Algérie. En attendant celui qui est devenu le maitre des horloges prépare ses atouts. Les autres actionnaires de cette entreprise algérienne à capitaux mixtes vont-ils suivre le raisonnement de ce nouveau patron qui ne s’intéresse qu’aux résultats financiers et non à la production dont il entend laisser la gestion aux français ? S’ils adhèrent au projet ils savent qu’étant minoritaires ils ne pourront objecter les décisions prises en conseil d’administration car la majorité des actions est détenue par Madar. S’ils refusent ils n’auront de choix que de vendre leurs parts à ce dernier. Madar affiche ainsi l’ambition d’inonder le marché de l’automobile en Algérie, aujourd’hui en berne, par la vente d’autos de marque Renault fabriquées et non montées dans le pays ainsi que la pièce de rechange. Il envisage à terme de vendre une voiture algérienne de marque française à des prix abordables et de plus en plus déclinants lorsque le marché se portera mieux et que l’amortissement des capitaux investis est terminé. Il est même possible que dans les trois ou quatre ans à venir et si tout marche bien que la société Renault-Algérie introduise le paiement à crédit mensuel après avoir payé un premier loyer, comme cela se fait en France et cela fonctionne. Décidément la libération de l’investissement en Algérie donne déjà la mesure de ce qui est possible d’être envisagé dans l’avenir en termes de croissance économique. À présent que Madar a donné le ton est-ce qu’il servira de signal à d’autres opérateurs économiques nationaux ou étrangers ? Tout le laisse penser. En tous cas une chose est sure, si Madar réussit son pari, il sera très probablement suivi

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