Billal Brahimi, pas le temps d’attendre

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A 22 ans, Billal Brahimi s’apprête à découvrir l’Équipe Nationale.

Après avoir connu 5 clubs en 5 ans, l’ailier, qui n’a pas de temps à

perdre, est le nouveau joueur à passer sur le grill de DZfoot.

Si l’Équipe Nationale du mois de juin 2022 semble être placée sous le signe

de la rédemption, comme en attestent les convocations d’Anthony Mandréa,

Akim Zedadka ou encore Billel Omrani qui ont tous connu de nombreuses

galères, la patience n’est pas adaptée à tout le monde.

Pour Billal Brahimi, les choses vont vite, très vite. Né le 14 mars 2000 à

Paris, l’explosif ailier a voulu prouver à tous qu’il était digne du monde

professionnel dès son plus jeune âge. S’il n’a pas connu de centre de

formation, contrairement aux trois noms cités plus haut, il part faire un essai

concluant au Portugal, à Leixões, dès l’âge de 15 ans. En seconde division

portugaise, il poursuit sa progression une année mais, en dépit du fait qu’il

qualifie cette expérience d’«enrichissante», décide de partir à Middlesbrough.

En Angleterre, où il se rend parce qu’il a reçu une invitation du club, Brahimi

est très, très intéressant. Il reçoit immédiatement une proposition de contrat

stagiaire de 2 ans, qu’il accepte sans hésiter. Très vite à l’aise en U18 (8 buts

et 14 passes décisives en 25 rencontres), il est surclassé en U23 et s’entraîne

rapidement avec les professionnels, côtoyant notamment un certain Adlène

Guedioura qu’il considère comme un «grand frère Poursuivant son éducation en Angleterre, lui qui n’a même pas eu le temps

de passer son bac en France, Billal, qui n’a pas de lien de parenté avec

Yacine, continue sa progression une année puis, à l’été, rejoint le Stade de

Reims qui lui permet de se rapprocher de ses parents en dépit de la volonté

de Boro de le conserver. Il devient même international français U19, bien

qu’il explique régulièrement ne pas avoir tranché définitivement quant à sa

nationalité sportive.

Aller très haut, très vite

Malheureusement pour le joueur, qui expliquait alors rêver de Ligue 1, il ne

jouera pas chez les pros avec le Stade de Reims. Refusant de s’éterniser en

réserve, il est prêté, pour la saison 2020-2021, au Mans FC, ex MUC-72, et

explose littéralement. En 34 rencontres, Brahimi marque 12 fois et délivre 10

passes décisives pour sa première saison complète chez les seniors, ce dans

une catégorie (National, 3ème division française) mi-pro, mi-amateur, où

beaucoup se cassent les dents. C’est son style, explosif, qui lui permet de

réussir comme il l’expliquera lui-même : «Quand j’entre sur le terrain, je

m’efforce toujours de marquer, de mettre la pression. Dès que j’atteins le

ballon, la première chose à laquelle je pense est de me diriger vers

l’adversaire, en cherchant à le provoquer et à le contourner. J’aime dribbler,

j’aime perforer les défenses par un geste ou par une accélération».

En explosant de la sorte au Mans, Brahimi aurait pu s’attendre à rester à

Reims… mais repart, à nouveau. Cette fois, c’est un transfert au SCO

d’Angers, propriété de l’Algérien Saïd Chaabane, qu’il signe. À 21 ans, le voilà

donc propulsé en Ligue 1 Uber Eats et au sein d’un club qui n’est pas parmi

les plus mauvais. Il y franchit tous les échelons à une vitesse folle et, après

seulement 3 titularisations en Ligue 1 (2 passes décisives), il fait à nouveau

l’objet d’un transfert.

Cette fois, c’est l’OGC Nice, alors 2ème et racheté l’été précédent par INEOS,

qui n’hésite pas à investir très fortement sur lui. Pour un joueur qui n’a alors

pour état de fait qu’une saison réussie en 3ème division, Julien Fournier,

directeur sportif du club aiglon, dégaine 7 millions d’euros (plus bonus) et

permet à Angers, qui l’avait acheté 500 000 euros, de faire une plus-value

sensationnelle.

Si le jeune binational s’impose doucement (pour une fois!) à Nice, avec des

apparitions en sortie de banc à quasiment chaque rencontre du club, il ne se

prend pas pour un autre et continue sa progression avec humilité comme il

l’expliquera dans une longue interview accordée à la chaîne Youtube VISTA :

«Quand je réussis, ce n’est pas ma réussite, c’est celle de toute ma famille!

Quand je me fais plaisir, je pense à eux, j’essaye de leur ramener quelque

chose. (…) On a toujours bien mangé, toujours été bien habillés. Même si je

suis le plus jeune de la maison, vu ma situation aujourd’hui, c’est à moi de

leur redonner, j’ai l’occasion de le faire grâce au football jeune ailier va tenter de lier son avenir… avant de paver de lettres d’or son

destin par une carrière dans les plus grands clubs?

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