Selon Bertrand Schwartz, spécialiste des produits du bâtiment, « le ravalement de façade permet d’améliorer le cadre de vie, de manière esthétique, acoustique et thermique ». Dans cet élan la ville d’Annaba qui s’est lancée dans cette opération il y a de cela quelques années, a réceptionné pour ces projets une enveloppe financière globale de 100 milliards de centimes pour la revalorisation des anciens immeubles situés au niveau du Cours de la Révolution.
En effet, le projet s’inscrit dans le cadre du Plan stratégique de réaménagement et de modernisation de la wilaya d’Annaba. Le projet en question a été segmenté en plusieurs ilots, et cette stratégie est tributaire de l’enveloppe financière attribuée à cet effet. Il était donc question de six ilots, entre ceux déjà achevés et d’autres qui seront lancés dans deux mois, selon le chef du projet M. Ilyes Hachmi du service d’urbanisme de la DUAC. Ce projet va bon train, avec l’achèvement d’une partie des immeubles ciblés par l’opération. Prenons l’exemple de la Rue Asla Hocine, dont les travaux de ravalement des façades des immeubles ont été achevés au mois d’avril, chose qui a doté la ville d’une belle image attractive. De même pour les travaux de la bâtisse située en face du Port maritime, qui sont totalement achevés et ne reste que l’étape de la réception définitive. Cette partie du projet, appelé l’ilot « B », par le service d’urbanisme va connaitre une autre opération de réaménagement. Il s’agit, d’un aménagement intérieur, qui sera réalisé pour un montant de 20 Milliards de centimes, toujours selon notre interlocuteur. En effet, après deux mois en comptant dès aujourd’hui, les deux ilots restants au niveau du Cours de la révolution seront le théâtre d’une suite d’opération de réhabilitation, aménagement et ravalement extérieur et intérieur, rajoute la même source. « Le Cours de la révolution connaîtra une continuité de travaux d’aménagement, qui durera entre 17 à 18 mois. On a les deux bâtisses, en face du Théâtre régional, ainsi que la bâtisse, où se situe Air Algérie et celle où se trouve la cafétéria d’El-Houria. Parmi les 100 Milliards de centime attribués pour ce projet, cette continuité nous coûtera 60 Milliards pour une réhabilitation externe et interne », nous confirme M. Hachmi. Dans un même contexte, à la place d’arme la peur s’installe chez certains habitants du quartier. Il existe une très vieille bâtisse abandonnée par ses habitantes, précisément deux sœurs de la famille « Chikh », après que cette dernière est devenue inhabitable à cause des fissures et plusieurs effondrements. « Cette vieille bâtisse délaissée depuis plus de 10 ans est tellement endommagée et représente une menace pour les habitants du quartier grands et petits, car elle peut s’effondrer à n’importe quel moment, maintenant nous sommes en pleine saison d’été. Mais avec les orages imprévus et les imperceptibles mouvements telluriques ordinaires, on ne sait jamais prévoir ce qui pourrait arriver, surtout que les enfants ont l’habitude de jouer dans cette placette juste à ces côtés », nous déclare un groupe d’habitants de la vieille ville. Une situation de détresse vécue quotidiennement par ces citoyens, mais rien n’a été fait, par l’APC qui est le responsable principal de la vieille ville, pour une prise en charge réelle du problème qui présente une réelle menace d’effondrement, mettant en danger la sécurité des voisins malgré la mise en place d’une clôture de sécurité. À voir de près, l’on remarque que cette vieille bâtisse est à moitié écroulée et présente une fissure, apparente sur toute la hauteur de l’immeuble. Ajoutons que la famille qui occupe la bâtisse avoisinante de cette dernière, court un risque aussi certain qu’imminent.
