L’Union européenne s’est empressée de critiquer l’Algérie suite à la suspension du traité d’amitié conclu avec l’Espagne. Un empressement jugé hors proportion selon la réponse algérienne donnée à Bruxelles qui spécifie le contexte véritable d’une telle suspension.
L’Espagne n’a pas digéré la décision algérienne de suspendre jusqu’à nouvel ordre le traité d’amitié signé avec l’Algérie. Dans un premier temps Madrid a réagi en se désolant contre cette mesure et en espérant que le malentendu qui existe sera vite résolu entre les deux pays. Alger a donc pris acte de cette réponse due la porte-parole du gouvernement espagnol faite jeudi dernier mais à la grande surprise de l’Algérie elle reçut immédiatement après cette déclaration laconique de Bruxelles qui fait dans le blâme et montre aussi que l’UE se solidarise avec l’Espagne car elle ne supporte aucune coercition faite par un pays tiers contre l’un de ses pays membres. Rapidement Alger, par le biais de sa représentation diplomatique auprès de l’UE a promptement réagi et fait savoir aux instances de l’UE qu’il ne faut pas faire d’amalgame entre les relations commerciales qui existent entre l’Algérie et l’Espagne qui restent en vigueur en incluant le respect de tous les engagements pris en ce sens et le traité d’amitié et de bon voisinage avec ce pays. Pour l’Algérie cette suspension est une affaire politique qui n’entre nullement dans les spécificités contractuelles qui existent dans les termes inscrits dans l’accord de partenariat entre l’Algérie et l’Union européenne qui est avant tout d’ordre commercial. Cette précipitation singulière de l’UE est sans doute diligentée dans le plus grand secret par Madrid. En secret car si on tient compte de la dernière déclaration de la porte-parole du gouvernement espagnol, l’optimisme quant à un règlement du différend politique qui oppose l’Espagne à l’Algérie existe. En fait Madrid joue sur les deux tableaux et espère, en ce sens faire fléchir la décision algérienne. Ce ne sera vraisemblablement pas le cas puisque Alger reste ferme dans sa position. Pour l’Algérie c’est avant tout une question de principe et on sait que notre pays ne faillit jamais à ses principes. Concernant les relations commerciales c’est autre chose et l’Algérie dans sa réponse à Bruxelles confirme qu’elle ne fait aucun amalgame entre les relations commerciales qui ont cours entre l’Espagne et l’Algérie car celles-ci continueront de fonctionner selon les termes stipulés noir sur blanc dans tous les contrats commerciaux ou de partenariat économique car l’Algérie n’a jamais renié ses engagements. En ce qui concerne la fourniture de gaz naturel Alger a déjà rassuré l’Espagne par la voix du président de la république qui a affirmé que l’Algérie continuera de fournir toutes les quantités de gaz naturel dont l’Espagne a besoin et que ce pays n’a aucune raison de s’inquiéter outre mesure en jouant le rôle d’une victime qu’il n’est pas. En fait l’Espagne a pris la mesure de son changement d’attitude envers le Maroc concernant le Sahara occidental. Ce pays sait qu’en reconnaissant une pseudo marocanité du territoire sahraoui il enfreint une règle du droit international car ayant été pendant longtemps le colonisateur de ce territoire il est dans l’obligation de rester neutre et respecter toutes les résolutions émises par l’ONU et qui font obligation au Maroc d’organiser un référendum d’autodétermination qui déterminera oui ou non si ce territoire veut son indépendance ou désire être rattaché au Maroc. Cette position l’Espagne l’a toujours respectée jusqu’à son récent revirement. Pour revenir au traité de bon voisinage et d’amitié signé entre les deux pays il est spécifié que les deux pays s’engagent à respecter les résolutions onusiennes or ce terme due l’accord a été sciemment violé par l’Espagne ce qui motive la réaction de l’Algérie qui considère qu’un tel traité de bon voisinage et d’amitié n’a plus aucune valeur dès lors qu’une partie signataire l’a dénoncé unilatéralement sas même prendre contact avec l’autre partie. L’Espagne sait bien que le Maroc est considéré par l’Algérie comme un pays hostile et que considérant cela et en agissant comme elle l’a fait elle a fait voler en éclat le traité en question car de quel bon voisinage et d’amitié parle-t-on si on sape de tels fondements ? Pour que tout redevienne normal entre les deux pays toute fourberie doit immédiatement cesser.
