Hier le président e la république a installé officiellement le conseil supérieur de la jeunesse. Cette instance n’a rien à voir avec les anciennes formules du type UNJA qui était une boite de résonance des pouvoirs et qui avait perdu la totalité de la confiance des jeunes. Ce conseil supérieur de la jeunesse se veut une tribune de dialogue et de débats entre les jeunes considérés par Tebboune comme les principaux artisans de l’Algérie nouvelle.
Lors de son allocution d’installation de ce conseil le président de la république a défini ce que doit être cette instance qui ne s’adresse qu’aux jeunes et spécialement eux. Pour le chef de l’État ce conseil doit devenir un véritable forum d’idées lesquelles seront prises en charge par l’exécutif. En quelque sorte le président veut instaurer un vrai parlement des jeunes qui jouera de plus de plus un rôle déterminant dans les choix politiques et économiques du pays. Par ailleurs le chef de l’État a particulièrement insisté sur la parité hommes-femmes. Celle-ci doit être de 50/50. Ainsi pour le président, la presque moitié de la population algérienne aura son mot à dire et ne sera plus jamais marginalisée comme c’est toujours le cas aujourd’hui. Cette installation du conseil de la jeunesse est une avancée formidable sur le plan social, c’est aussi l’ancrage d’une démocratie participative qui tarde encore à prendre forme. Cette idée d’installer les jeunes au centre de décisions politiques, économiques et sociales n’existe nulle part ailleurs et fera de l’Algérie un exemple de démocratie où la représentation parlementaire classique côtoiera celle d’une société civile dont le pivot central est constitué par les jeunes qui représentent à eux seuls 75% de la population du pays. L’Algérie rompt ainsi définitivement avec les pratiques du passé où les jeunes n’étaient nullement représentés sauf formellement et de manière complètement symbolique comme cela avait été le cas pendant les décennies précédentes où l’organisation supposée des jeunes était dirigée par les caciques du parti unique qui en avait fait une organisation de masse laquelle devait répondre présent dans tout ce que décidait l’État à l’’époque qui avouons-le franchement était de type totalitaire. Même au temps de la supposée ouverture démocratique du pays, cette organisation des jeunes héritée du parti unique subsistait car elle était dirigée par des apparatchiks de l’ex parti unique et de son clone le RND qui se servait d’elle pour soutenir leurs arguments fidèles au pouvoir de cette période. Les jeunes quant à eux s’éloignaient de tout ce qui concernait la politique préférant débattre dans les réseaux sociaux lesquels ont joué un rôle plus que décisif dans la naissance du Hirak. Dans son programme présidentiel le candidat Tebboune s’adressait autant qu’il le pouvait aux jeunes en promettant que s’il était élu d’en faire un partenaire incontournable dans toutes les décisions qui concernent le pays. La promesse est aujourd’hui tenue. Il reste aux jeunes de saisir cette chance inouïe qui vient de leur être offerte. Ce serait vraiment dommage qu’ils ne la saisissent pas car l’avenir du pays c’est eux.
