La société nationale redevient le pivot central de l’économie après avoir connu des revers au cours de ces huit dernières années. Elle reprend la place qui lui était consacrée depuis son institution. Grace à la nouvelle stratégie de gestion mise en place par le gouvernement Benabderrahmane qui l’a déconnectée de la tutelle du ministère de l’énergie, le groupe public peut désormais agir sans contrainte pour valoriser au maximum les ressources énergétiques du pays.
Le PDG de la Sonatrach Toufik Hakkar qui accompagnait le président de la république en visite dans la capitale de l’ouest a affirmé que l’entreprise qu’il dirige est en train de se positionner parmi les leaders mondiaux de la fourniture de gaz et de pétrole à laquelle s’ajoute l’hydrogène verte en ce qui concerne l’énergie propre. Les investissements consentis par le groupe public commencent à donner leurs effets et le premier responsable de celui-ci a déclaré que ces investissements ne s’arrêteront pas de sitôt, au contraire a-t-il spécifié ils s’amplifieront de plus en plus. Ainsi a-t-il déclaré nous avons découverts de nouveaux gisements pétroliers et gaziers et des investisseurs étrangers sont de plus en plus intéressés par ces découvertes. Il y a également a-t-il ajouté le gigantesque projet du Transgaz qui partira du Nigéria en direction de l’Algérie via le Niger et qui alimentera l’Europe du sud en gaz naturel est aujourd’hui finalisé. Le PDG de l’entreprise publique a encore ajouté que Sonatrach a également investi dans la pétrochimie en renouvelant les installations déjà existantes mais en réalisant d’autres unités qui verront bientôt le jour. M Hakkar a souligné que la conjoncture au niveau mondial est très favorable pour l’écoulement de notre production pétrolière et gazière. S’agissant du pétrole le PDG assure que notre or noir, le Sahara Blend est très demandé à cause de ses qualités exceptionnelles en raffinage. Par ailleurs M. Hakkar a déclaré que Sonatrach reprend tous les projets GNL qui avaient été abandonnés au cours de ces vingt dernières années. Pour le futur qui est consacré aux énergies renouvelables, le PDG du groupe public a confirmé la déclaration du ministre de l’énergie qui a affirmé récemment que l’Algérie est déjà pressentie comme étant un des leaders mondiaux de production d’énergie verte qu’elle commercialisera aisément car les pays demandeurs, essentiellement européens sont d’exponentiels clients. Cette intrusion de Sonatrach dans l’économie nationale permet aujourd’hui au gouvernement d’être suffisamment rassuré pour mettre en place sa stratégie de sortie de la dépendance aux hydrocarbures car avec les recettes fiscales engrangées par la vente des hydrocarbures le pays pourra enfin développer dans les meilleures conditions qui soient les exportations d’autres produits et augmenter ainsi ses recettes en devises fortes qui pourront à moyen terme réévaluer le dinar et réduire fortement l’inflation permettant ainsi à la croissance d’être constamment présente grâce à la consommation des ménages qui verront leur pouvoir d’achat augmenter chaque année. Le bouleversement géopolitique que connait l’occident actuellement et qui n’est pas prêt de prendre fin permet à l’Algérie qui est bien située géographiquement entre deux continents d’être un partenaire incontournable, non seulement dans le domaine des hydrocarbures, mais aussi dans le développement de tous types d’énergies renouvelables. Nous avons cité l’hydrogène vert mais il y a aussi le solaire et on sait que notre Sahara est un des plus grands réservoirs de ce type d’énergie propre. À partir de ce désert immense l’Algérie en partenariat avec des pays qui en ont les moyens et la technologie appropriée installer des centrales géantes solaires qui pourront alimenter une grande partie de l’Europe mais cette perspective aujourd’hui paraissant lointaine ne le sera pas pour les générations montantes de notre pays.
