Nos fêtes religieuses ne sont plus ce qu’elles étaient

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Il fut un temps où les Algériens de toutes conditions donnaient un sens à nos fêtes religieuses les plus importantes comme les Aïd et le Mouloud.  Les mosquées étaient illuminées le soir et l’odeur de l’encens et de l’ambre envoutait les fidèles venant assister aux offices. Toujours le soir et tard dans la nuit les chants religieux se transposaient dans les rues de villes et villages par les confréries : Aissaouas, Kadria, Tijania devant un public nombreux venant écouter avec ravissement mais aussi avec frénésie ces liturgies. Dans la journée les enfants habillés de neuf pouvaient s’amuser dans des manèges installés dans des places publiques. Pour les adultes il y avait les cafés qui diffusaient de la musique andalouse, haouzi, chaabi ou orientale et dont les serveurs portant des chéchias stambouli offraient aux clients attablés un petit bouquet de jasmin ou de fell. Tenez-vous bien tout ce que nous venons d’évoquer se produisait pendant la période coloniale. Après l’indépendance le déclin commença subrepticement pour finir par devenir total. À Titre d’exemple durant les deux journées de l’Aïd El Adha de cette année nos villes étaient complètement désertes. Est-ce une fête ou un deuil national ?

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