D’anciens généraux de l’ANP avaient été mis sur la touche.Quelques-uns d’entre eux ont comparu devant la justice militaire et ont été emprisonnés. Le président de la république qui vient de décréter la journée du 4 août comme journée nationale de l’armée nationale a fait en sorte que cette journée soit aussi celle de la réconciliation envers des officiers de haut rang lesquels au cours de leur carrière ont exercé des actions de mérite. Pour le président qui est aussi le chef suprême des armées il est temps pour la patrie d’ouvrir une page blanche.
L’Algérie de 2022 est différente dans tous ses aspects.Il y a de nouvelles institutions fondées sur des bases solides, consacrant l’État de droit, l’exercice de la démocratie et la séparation des pouvoirs. Tout cela on le doit à l’armée nationale populaire qui a toujours préservé la stabilité de l’État algérien menacé d’effondrement lors de la décennie noire. Une armée qui a fait face à un périlleux danger de l’intérieur mais également de l’extérieur. Pour rappel le pays s’est retrouvé seul à combattre un terrorisme barbare et sanglant qui d’ailleurs été soutenu de l’étranger soit directement soit diplomatiquement. Une telle épreuve a été terrible pour l’État algérien. Sans cette armée nationale héritière directe de celle qui s’est battue pendant sept ans et demi contre la cinquième puissance militaire mondiale l’Algérie aurait eu aujourd’hui un tout autre visage. C’est grâce à la détermination d’officiers de haut rang, dont certains d’entre eux étaient des anciens officiers de l’ALN que le pays a pu vaincre le terrorisme et ses alliés en le forçant à capituler car c’est de cela qu’il s’agit et non comme beaucoup de détracteurs à l’intérieur ou à l’extérieur ont présenté comme une sorte de compromis établi entre ceux qui avaient mis à feu et à sang l’Algérie pendant dix ans. Certes cette capitulation avait un visage humain car elle permit à ceux qui étaient les ennemis du peuple algérien de faire amende honorable et de décider que plus jamais une telle tragédie fratricide ne se reproduira à l’avenir. Il y eut ensuite cette période de vingt années de stabilité marquées par l’absence quasi généralisée d’attentats terroristes mais qui commençait à exaspérer le peuple concernant l’exercice d’un pouvoir devenu quasi monarchique qui cumulait les mécontentements parmi la population jusqu’au jour où celle-ci a dit stop. La période très courte en vérité qui suivit la démission en bloc de la caste politico-économique qui dirigeait le pouvoir avec à sa tête le défunt président de la république devenait emblématique pour la transition politique laquelle sans le concours de l’ANP n’aurait jamais abouti à la création de l’État tel que nous le connaissons aujourd’hui. Au cours de ces mois difficiles certains officiers de très haut rang ont été accusés à tort ou à raison de vouloir faire capoter cette transition. Il se trouve néanmoins que lors des procès de ces généraux la justice militaire s’est rendue compte qu’il n’y avait aucune preuve tangible démontrant l’implication directe ou indirecte d’un quelconque complot contre l’état-major de l’époque. On ne pouvait décemment pas laisser en prison des officiers d’une telle valeur dont le mérite lié à leur parcours professionnel au sein de l’armée était sans tache. Aujourd’hui que l’Algérie et son épine dorsale l’armée ne font qu’un la réhabilitation de ceux qui ont très largement contribué à sauver le pays de tous les dangers qui l’ont guetté depuis l’indépendance et mis un terme à une aventure désastreuse est non seulement nécessaire mais témoigne aussi d’un symbole fort celui de l’unité sacrée concrétisée à travers tous ceux qui ont l’Algérie aux tripes.
