Actuellement les associations civiques et sociales débattent sur le rôle et la mission de la société civile. Des assises nationales sont prévues en octobre. Jusqu’à présent la société civile n’a toujours pas trouvé ses marques. Ses missions pour améliorer la vie des citoyens n’ont pas trouvé le répondant attendu par ceux-ci. Combien sont-elles ces associations qui n’ont que le titre mais qu’on ne voit jamais sur le terrain ? Sans doute un grand nombre. Les prochaines assises permettront d’aboutir à une meilleure clarification.
Depuis où la notion de société civile a été introduite dans le pays le travail que devait accomplir celle-ci n’a jamais été défini de manière précise. Des associations par centaines ont été créées sur initiative de groupes de citoyens et subventionnées par l’Etat. On s’est aussitôt rendu compte que cet argent qui leur était attribué ne servait à rien car aucune initiative intéressante émanant de ces associations ne brillait par un caractère innovant envers les citoyens. Que ce soit au niveau environnemental ou à caractère social un grand nombre de ces associations qui étaient censées œuvrer dans ces domaines ne devaient leur existence que par le titre qu’elles s’étaient octroyées. Les régimes politiques précédant celui-ci se servaient en fait de cette existence fictive de ces associations lors d’élections ou de soutien aux politiques menées par ces régimes. En fait elles servaient de faire valoir, rien de plus. Avec la disparition du pouvoir précédent les choses sont enfin clarifiées mais elles restent sur le papier. Malgré les recommandations incessantes du président de la république demandant à cette société civile de s’insérer dans le paysage institutionnel et non politique le déclic attendu se fait toujours attendre. Dans son programme présidentiel Abdelmadjid Tebboune accorde une place prépondérante à la société civile non pas comme le pensent certains pour soutenir sans sourciller son action politique car il n’a nullement besoin d’un soutien formel se définissant lui-même au-dessus de toute action partisane ou semblable à celle-ci. Le chef de l’Etat souhaite que cette société civile prenne en charge toutes les préoccupations du citoyen là où il se trouve. Ces préoccupations une fois résolues aident considérablement la puissance publique car elle seule ne peut pas trouver de solution à tous les problèmes rencontrés par le citoyen dans sa vie quotidienne. Pour l’Etat la société civile doit établir le lien devant exister entre l’action gouvernementale et la société. En fait elle doit devenir la cheville ouvrière, ce chainon qui a toujours manqué entre l’Etat et le citoyen. Le rôle et la mission des associations, commence dans les lieux de vie et c’est à la base qu’il faut commencer. En milieu urbain c’est le comité de quartier mais aussi dans chaque habitat collectif. Nos villes vivent dans un état d’anarchie fulgurante. Malgré tous les efforts de l’Etat et des collectivités locales tendant à améliorer le cadre de vie des citoyens, ceux-ci agissent souvent dans un désordre ambiant poussent eux même à la dégradation des lieux de vie. L’absence d’associations bien structurées rend difficile la prise de conscience or sans celle-ci il n’y aura aucune amélioration à espérer, d’où le rôle positif d’une association, laquelle devient l’intermédiaire reconnu et légal des autorités publiques. Si ces autorités refusent de s’impliquer ces associations grâce à leur statut peuvent introduire des recours et obliger l’autorité publique à résoudre les problèmes rencontrés dans tel ou tel domaine de la vie sociale. Les associations peuvent également devenir des porteuses de projets d’amélioration du cadre de vie des citoyens. Elles ne l’ont jamais fait jusqu’à présent car les walis les envoient souvent promener mais au lieu de persister et de signer pour faire aboutir leurs ambitions légitimes elles renoncent facilement et c’est un tort. En fait c’est cela la société civile. Disposant aujourd’hui d’un cadre institutionnel inscrit dans la constitution elle dispose d’un statut politico social qui fait d’elle une troisième chambre du parlement. Pour arriver à un tel résultat il faut unifier les rangs et parler un seul langage loin de toute politique politicienne mais un langage de soutien à toute contribution positive de l’Etat mais néanmoins critique et d’opposition à tout ce qui peut détériorer la vie du citoyen dans sa vie quotidienne.
