Le Maghreb à la croisée des chemins

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La « guéguerre » ininterrompue dont se livre le voisin de l’ouest à notre pays ne sert pas les aspirations des deux peuples liés étroitement par une culture arabo-islamique et deux mêmes langues, l’Arabe et le Tamazight.
Ils ne servent pas non plus les intérêts des deux pays partageant une frontière commune. L’Union du Maghreb Arabe (UMA) s’est vite avérée être une utopie, officialisée par un extrait de naissance qui s’est mué en acte de décès. Pourtant les choses auraient pu être tout à fait différentes si les deux États avaient mis de la bonne volonté. Ils y auraient largement gagné et leurs peuples auraient pu aujourd’hui bénéficier des dividendes d’un ensemble économique et géographique porteur de prospérité. La construction d’un marché commun maghrébin était et est toujours une idée géniale. Une édification à petits pas qui aurait harmonisé les PNB des cinq pays concernés et revalorisé les PIB de ceux-ci. On serait même allé plus loin dans cette intégration maghrébine en terminant celle-ci par la suppression des frontières permettant la libre circulation des personnes et des entreprises et par l’instauration d’une monnaie commune comme c’est le cas aujourd’hui pour l’Union européenne. Nous aurions mieux réussi que l’UE car celle-ci compte 27 membres alors que l’UMA n’en compte que cinq. Un avantage certain pour ces pays du Maghreb. Les décisions des commissions et d’un éventuel parlement maghrébin seraient, à l’évidence, plus aisées et plus faciles à appliquer. Malheureusement la question du Sahara occidental a totalement verrouillé les élans. Hassan II, n’aurait jamais dû annexer ce territoire quitté par la force par les Espagnols par la force des combattants sahraouis. Il n’aurait pas dû lancer sa marche verte. Cette invasion des terres tribales par une foule de civils marocains qui se sont installés sur celles-ci en chassant leurs occupants authentiques a envenimé les choses à tel point que l’Algérie, à l’époque dirigée par Boumediene en avait conclue à un danger pour les frontières du pays, d’autant plus que le défunt roi Hassan II, n’en était pas à sa première tentative de déstabilisation de l’Algérie. Il avait déjà essayé en 1963 de s’accaparer de Tindouf mais mal lui en prit dans cette guerre des sables où notre jeune pays venant à peine d’accéder à l’indépendance prit à nouveau les armes pour arrêter l’envahisseur. Cette méfiance ne date donc pas d’hier mais beaucoup de temps s’est écoulé depuis. Hassan II est mort mais son fils conserve toujours les mêmes idées et ambitions que son père, même si le tracé des frontières entre les deux pays avait été définitivement réglé sous la présidence de feu Chadli Bendjedid. Mais ce qui complique davantage la situation et met un terme à toute ambition maghrébine est cette normalisation avec les sionistes entreprise par le Maroc en échange d’une reconnaissance par Trump de la marocanisation du Sahara Occidental dont le référendum d’autodétermination est l’unique solution qui continue d’être rejetée par le voisin de l’ouest. Pendant ce temps les deux pays s’empêtrent dans des défis économiques internes alors qu’ils pourraient mettre de côté la question du Sahara occidental en laissant à l’ONU s’en occuper. Ne vaut-il pas mieux laisser l’ONU s’en occuper, quel que soit le résultat et enterrer une fois pour toutes la hache de guerre entre pays frères en pensant sérieusement à un avenir commun pour l’ensemble du Maghreb en intégrant à cet effet la république arabe Sahraouie Démocratique et en excluant de la région les sionistes? Continuant dans sa lancée le Maroc espère avec la normalisation avec cet ennemi une protection militaire en une prévision imaginaire d’une supposée attaque des algériens. En plus les manœuvres du «rat africain» faite à nos frontières sous l’égide des américains qui n’ont, en fait, apporté aucun plus aux marocains font l’objet aujourd’hui d’une délocalisation décrétée par la chambre des parlementaires suite à la découverte d’une manipulation marocaine faisant état du déroulement des opérations sur les terres sahraouies. Le Maroc qui a tout fait pour saborder la concrétisation de la mise en place d’un Maghreb uni et solidaire continue dans la dénonciation méprisable et honteuse inspirée par une sorte de jalousie maladive contre toutes les réalisations algériennes. La toute dernière demeure celle du lancement du méga projet de Gara Djebilet. Dès l’annonce par le ministre de l’énergie de l’ouverture du chantier, c’est le branle-bas de combat au Maroc. Ainsi par presse interposée aux mains du makhzen et hommes politiques et religieux, le Maroc s’est subitement souvenu qu’il avait des droits d’exploitation du gisement, du fait, que Tindouf est une terre marocaine, oubliant qu’Oujda Figuig et El Aardja sont historiquement des terres algériennes et notre pays a fermé les yeux sur leur exploitation par ceux qu’on prétendait être nos frères. La première opération a permis à nos gendarmes de récupérer El Aardja et le reste est à l’étude. Quant à la relance du Grand Maghreb il est souhaitable qu’il se fasse avec les autres pays à savoir le Sahara Occidental, la Mauritanie, l’Algérie, la Tunisie, la Libye et pourquoi pas l’Égypte.

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