Le Cours de la révolution… Centre de la mendicité:
Des mendiants qui défient la loi !

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Les articles 196 et 195 du code pénal indiquent dans la loi n°82-04 relative à la mendicité et au parasitisme, une condamnation à l’emprisonnement des citoyens ayant des moyens de subsistance ou étant en mesure de se les procurer par le travail ou d’une manière licite, et qui se livrent volontairement à la mendicité. La même peine est infligée à quiconque n’ayant ni domicile fixe ni moyen pour vivre et qui n’exerce aucune profession, bien qu’étant apte au travail et qui ne peut justifier avoir cherché du travail ou qui aurait refusé un travail rémunéré proposé.

Néanmoins au niveau de la ville d’Annaba cette loi semble jetée aux oubliettes, vu le nombre des mendiants qui ne cesse de croître chaque jour et ce au vu et au su des autorités.

Ce phénomène est devenu un nouveau mode de travail, afin de récolter de l’argent facile. Les visages des mendiants qui font le tour d’Annaba sont devenus très connus dans la communauté Annabie, surtout ceux qui font leur tournée au niveau du Cours de la Révolution.  » Prendre un café tranquillement est devenu impossible pour nous, surtout durant la matinée. », nous déclare un monsieur qui a l’habitude de passer quotidiennement à la cafétéria «L’Ours Polaire» pour prendre son café matinal.

 » Dès que je m’assois, il y a, pas mois de 4 à 5 mendiants qui passent pour demander l’aumône. Je peux vous confirmer que toutes les catégories d’âges en font partie, de 3 à 70 ans ou plus, des enfants, des adolescents, des femmes et des hommes. Je précise que les hommes sont en parfaite santé et aptes à travailler, par contre ils choisissent de mendier, j’imagine qu’ils ont pris l’habitude dès leur jeune âge, donc pour eux cela est devenu une normalité, surtout qu’aucune personne n’a fait l’objet d’une arrestation auparavant, pour soi-disant être un exemple pour les autres…Reste à demander pourquoi ? « , nous ajoute notre interlocuteur.

Il convient de signaler, que dans chaque coin de la ville d’Annaba on trouve des mendiants, surtout devant les portes des mosquées, des bistrots et de chaque coin commercial et que parmi ces derniers, il y a des familles entières qui exercent ce genre de « métier » sans aucune inquiétude, ni crainte, arrivant au point de retirer leurs enfants des écoles pour qu’ils les aident à rapporter plus… Cette triste réalité, diminuera-t-elle un jour ?

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