Au cours de la réunion gouvernement-walis le président de la république s’adressant au ministre de l’agriculture lui a clairement fait entendre qu’il faut intensifier la cadence de la production céréalière dans le pays permettant ainsi à l’Algérie de ne plus avoir recours aux importations de blé et orge. « On peut et on doit y arriver » a dit le président s’adressant cette fois-ci à l’ensemble de l’auditoire présent au Club des pins. Comment ? Pour le chef de l’État c’est simple, il suffit d‘augmenter les rendements par hectare or les hectares prêts à être ensemencés sont insuffisants et actuellement on ne produit que 20 quintaux de blé à l’hectare or il y a des terres prêtes à être ensemencées sur le territoire national. Il suffit de produire 30 quintaux à l’hectare pour obtenir chaque année 9 millions de tonnes qui suffiront largement à nourrir 45 millions d’Algériens. Ce calcul mental est fondé mais pour le concrétiser il faut disposer de tous les moyens techniques mais également de semences que nous pouvons produire en suffisance et d’engrais dont nous maîtrisons le processus de production. Si tout cela fonctionne dans la stricte coordination du ministère de l’Agriculture alors le pays réglera définitivement son problème de dépendance aux céréales provenant de l’extérieur.
