La rencontre gouvernement-walis a pris fin. Les walis sont rentrés chez eux avec des recommandations appelées à être concrétisées avant la fin de cette année. Lors de l’ouverture de cette rencontre, placée sous le parrainage du président de la république, le chef de l’État s’adressant directement aux concernés leur a clairement fait comprendre qu’ils sont, avant tout, au service des citoyens.
« Le citoyen est l’alpha et l’oméga de la république » a martelé le président. Phrase lourde de sens qui a souvent été galvaudée ou carrément ignorée par les représentants de l’État dans cette circonscription appelée wilaya. Bien des limogeages ont eu lieu dans ces circonscriptions territoriales pour remédier à des situations préjudiciables aux intérêts des citoyens habitant ces territoires. Dans une grande partie du territoire national a souligné le président on commence à voir des améliorations particulièrement dans les zones d’ombre mais il reste encore à faire pour ces endroits de la république qui ont été oubliées pendant des décennies. « Il faut faire en sorte que d’ici la fin de cette année on ne doit plus entendre parler de zones d’ombre » a dit le chef de l’État aux walis présents. S’agissant du rapport wali-citoyens le président s’est montré particulièrement ferme sur cette question. Le chef de l’État a signifié à son auditoire que le représentant de l’État désigné dans une circonscription administrative de la république doit avant tout être à l’écoute des doléances exprimées par les citoyens de cette circonscription. En clair le wali ne doit pas s’enfermer dans son bureau et ne doit plus sélectionner arbitrairement qui il a envie de recevoir. Généralement les walis tracent leur propre agenda aidé en cela par des conseillers. Ils font des inspections sur le terrain mais celles-ci sont tracées d’avance. Il arrive souvent que le parcours suivi par le wali lors de ses tournées périodiques dévie des endroits où existent des problèmes. En clair on veut bien montrer ce qu’on a envie de montrer. C’est cela qu’il faut changer et le président de la république y tient. Un tel changement doit se traduire sur le terrain. Le wali qui n’est autre qu’un préfet est le représentant personnel du chef de l’État sur un territoire de la république. Cette fonction héritée du premier empire français, celui de Napoléon Bonaparte comparait le préfet comme un « empereur aux petits pieds » C’est dire l’importance de sa mission et de son rôle dans le territoire qu’il supervise. Or au cours des précédentes décennies les walis faisaient surtout de la politique et celle-ci était très souvent gangrenée par des contradictions qui existaient au niveau gouvernemental mais également par des relais existant au niveau de la majorité présidentielle et auparavant par le parti unique. Ces choses-là n’existent plus aujourd’hui avec l’arrivée au pouvoir d’Abdelmadjid Tebboune qui se veut être au-dessus des partis et au service exclusif de l’ensemble des citoyens du pays. Depuis son investiture à la tête de l’État algérien, le président de la république ordonne aux walis la marche à suivre. Il n’y a plus d’intermédiaire entre lui et des représentants choisis par lui et qu’il nomme. Ainsi il est le général en chef et les walis sont ses officiers qui doivent impérativement obéir à ses ordres. Cette nouvelle approche commence à donner ses résultats dans les territoires administrés par les walis et ceux-ci sont positifs. Par contre il existe encore des wilayas qui traînent les pieds accumulent des retards en matière de développement local et se préoccupent rarement des problèmes rencontrés par leurs administrés. Ces wilayas changeront autant de fois qu’il est nécessaire de walis jusqu’à ce qu’elles atteignent les objectifs assignés dans tous les domaines de la vie publique et qu’elles soient plus attentives aux doléances des citoyens résidant dans leurs circonscriptions territoriales.
