Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a adressé, lundi, un message à l’occasion de la journée nationale de l’émigration commémorant le 61e anniversaire des massacres du 17 octobre 1961, dont voici la traduction APS :
« Au nom d’Allah, le Clément le Miséricordieux,
Paix et Bénédictions sur son vertueux Messager
En cette journée nationale de l’émigration commémorant les manifestations du 17 octobre 1961, nous nous remémorons les tragédies et les massacres odieux commis, il y a 60 ans, par le colonisateur inique contre les émigrés algériens qui ont affirmé par leurs positions, à travers le temps, que leur émigration ne représentait nullement un éloignement de leur patrie, ni des souffrances ou des espoirs de leurs compatriotes.
Les Chouhada de ce massacre barbare ont rejoint les pionniers de la liberté qui ont sacrifié leur vie pour se libérer du joug colonial, à commencer par les résistances successives face aux forces coloniales jusqu’au massacres du 8 mai 1945, sans omettre les Chouhada qui ont voué leur vie à l’aboutissement de la Glorieuse guerre de libération nationale.
Tous érigés en modèle exemplaire d’abnégation, de dévouement, de don de soi et de nationalisme.
Cette journée est une de ces haltes de fidélité à notre glorieuse mémoire qui nous interpellent à adhérer au projet du renouveau national et à nous orienter, mus par une profonde conviction, vers l’avenir pour gagner l’enjeu de l’édification d’une économie nationale prometteuse et réaliser le développement durable qui place le citoyen au cœur de ses actions dans tous les aspects de la vie.
Notre diaspora est, évidemment, concernée en cette phase où nous nous attelons à l’édification de l’Etat des institutions et de droit, et relevons les défis de la construction de l’Algérie nouvelle.
Elle est appelée à intensifier sa contribution à l’effort national, d’autant que la révision de la Constitution lui a permis d’adhérer à la dynamique socioéconomique enclenchée dans l’Algérie nouvelle qui mise sur le potentiel de ses enfants, aussi bien à l’intérieur du pays qu’à l’extérieur, une Algérie forte, prospère, altière et ouverte sur le monde.
En cette journée où nous commémorons une étape phare de l’histoire de notre glorieuse Révolution, nous nous recueillons à la mémoire des victimes de ce sinistre jour, et à celle de nos vaillants chouhada qui ont fait la gloire de la Nation et hissé la bannière de la dignité et de la liberté dans un pays destiné à demeurer grand.
Vive l’Algérie libre et souveraine
Gloire à nos martyrs ».
17 octobre 1961
Une minute de silence observée à travers tout le territoire national et les représentations diplomatiques à l’étranger
Une minute de silence a été observée lundi à 11h par tous les cadres et personnels au niveau central et local ainsi qu’à travers les représentations diplomatiques à l’étranger, à la mémoire des martyrs des massacres du 17 octobre 1961.
À cette occasion, le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune a observé une minute de silence et récité la Fatiha du Coran, à la mémoire des martyrs de ces massacres.
La cérémonie s’est déroulée au siège de la Présidence de la République en présence de conseillers et de cadres de la Présidence.
À son tour, le président du Conseil de la nation, a observé, avec des membres et des employés de la chambre haute du parlement, une minute de silence à la mémoire des victimes de ces massacres.
La commémoration du 17 octobre vise à « immortaliser la mémoire des chouhada, victimes de la barbarie de l’occupation durant les manifestations », a affirmé M. Goudjil dans une intervention à l’occasion, saluant la voie empruntée par l’Algérie nouvelle sous la conduite du Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune qui accorde, a-t-il dit, « un intérêt particulier aux occasions commémorant la mémoire collective de la nation en vue de la préserver pour les générations montantes ».
Le président de l’Assemblée populaire nationale (APN), M. Brahim Boughali, des membres du gouvernement, des députés et des cadres de l’APN, ont observé une minute de silence.
M.Boughali a déclaré que « la torture, l’oppression et les massacres dont ont été victimes les Algériens sans défense le 17 octobre 1967 à Paris, sont un crime imprescriptible ».
Il a rappelé, par là même, la contribution de la diaspora algérienne dans le transfert de la révolution sur le sol de l’occupant, prouvant ainsi au monde que cette révolution est populaire au sens propre du terme.
Le Premier ministre, M. Aïmene Benabderrahmane a observé une minute de silence aux côtés des cadres et des fonctionnaires des services du Premier ministre et du ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire à la mémoire des chouhada des massacres du 17 octobre 1961.
« Soixante-et-une années se sont écoulées depuis cet événement important qui a traduit la cohésion entre les Algériens à l’intérieur et à l’extérieur du pays, formant ainsi un tissu national face à l’occupation », a-t-il déclaré, qualifiant cet événement de « tournant dans le processus de notre Révolution qui a amené la communauté internationale à reconnaître la justesse de la cause algérienne, inscrite par la suite à l’agenda de l’ONU ».
« C’est notre glorieuse histoire dont nous sommes fiers. C’est notre exemple pour l’édification de l’Algérie nouvelle », a-t-il soutenu.
Le ministère des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger a commémoré, à l’instar de tous les Algériens à l’intérieur du pays et à l’étranger, la journée nationale de l’émigration.
La cérémonie de commémoration a été marquée par la levée de l’emblème national, l’exécution de l’hymne national, et la récitation de la Fatiha du Coran.
Le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, M. Ramtane Lamamra a déposé ensuite une gerbe de fleurs devant la stèle commémorative à la mémoire des émigrés algériens, victimes de ces massacres, et à celle des chouhada de la Guerre de libération.
Dans son intervention, le directeur général de la communication, de l’information et de la documentation au ministère des Affaires étrangères, Abdelhamid Abdaoui, a indiqué que « ces événements tragiques ont prouvé au monde entier le lien des Algériens avec leur patrie mère, là où ils se trouvent ».
Ils ont été « un exemple éloquent de la cohésion des membres de la communauté nationale avec leur patrie d’origine, ainsi que leur attachement au projet de libération qui s’est soldé par l’indépendance », a-t-il ajouté.
