Sommet arabe d’Alger:
17 chefs d’États arabes seront présents, parmi eux le roi du Maroc

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Le sommet arabe d’Alger qui se tiendra les 1er et 2 novembre prochains est d’ores et déjà sauvé grâce à la présence de 17 chefs d’États. On apprend par ailleurs que le roi du Maroc sera présent à ce sommet. Le Prince régent du royaume d’Arabie saoudite qui ne pourra pas se rendre à cette rencontre a envoyé son ministre des affaire étrangères accompagné d’une importante délégation.

Certes la présence de Mohamed Ben Selman aurait rehaussé la tenue de ce sommet mais son ministre des affaires étrangères homme influent du royaume et qui a toute la confiance du prince comblera une telle absence. Par ailleurs le roi Mohamed VI a confirmé qu’il sera présent. Toutes les conditions sont donc réunies pour que ce sommet désigné déjà comme étant celui du renouveau aborde toutes les questions qui n’ont pas reçu de réponse lors des précédents sommets arabes. Le contexte géopolitique a changé. Le monde n’est plus ce qu’il était. Les puissances d’hier sont aujourd’hui plus que divisées que jamais. Des blocs se sont constitués et le monde arabe qui était le centre des divisions a pris conscience qu’il avait un grand atout pour jouer également dans la cour des grands. Les allégeances d’hier qui l’emprisonnaient dans un carcan où il lui était impossible d’en sortir se sont fissurées et les nations arabes ont finalement compris qu’elles ont aujourd’hui l’occasion de tirer leurs épingles du jeu. Les Américains l’ont compris à leurs dépens. Lors du déplacement en Arabie saoudite du président américain, ce dernier ayant été reçu par le prince régent MBS s’est rendu compte de la froideur qui a imprégné cette rencontre. Joe Biden a compris que ce qu’il considérait jusqu’ici comme étant une succursale américaine ne l’est plus et que celui qui tient les rennes du royaume ne se considère plus comme valet comme cela a été le cas pour les précédents rois à l’exception notable de Fayçal dont on se doute que son assassinat avait été programmé à Langley. Tous les arabes ont aujourd’hui un point commun concernant le contexte géopolitique actuel marqué par la guerre en Ukraine. L’occident (USA et UE) ont essayé et essaient toujours d’entrainer les pays arabes dans leur jeu, celui de barrer la route à la Russie en voulant amener les pays producteurs de pétrole dont la composante est majoritairement arabe à augmenter leurs productions pétrolières et gazières, isolant ainsi la Russie qui s’est montrée solidaire aux décisions de l’OPEP à un moment où elle n’était pas en conflit avec l’Ukraine et qu’elle était le premier fournisseur de l’Europe. Cette position les Arabes ne l’ont pas oublié et aujourd’hui l’OPEP renvoie l’ascenseur à la Russie. Cette démarcation dérange les occidentaux car leurs séries de sanctions contre la Russie n’ont pas donné l’effet escompté. Est-ce que cette nouvelle position du monde arabe aura les mêmes contours lors du sommet d’Alger en ce qui concerne la question palestinienne et les rapports   qu’ont aujourd’hui certains pays arabes avec Israël ? Tout porte à croire que cela sera éclairci au cours de cette importante rencontre. On discutera en toute transparence et on sortira très probablement avec un compromis. Une chose est sure il n’y aura pas de place au radicalisme que l’on a observé au cours des sommets précédents. Il y aura de la nuance mais sans compromission. Si le jusqu’auboutisme cède la place à un accord à minima où chaque pays arabe trouvera son compte sans se déjuger ce sommet d’Alger aura alors gagné car il mettra fin à toutes les réticences qui sont apparues depuis ces dix dernières années.

 

 

 

 

 

 

 

 

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