Mila:
Séminaire national sur les risques majeurs

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La wilaya de Mila abritera, du 6 au 8 novembre en cours, un séminaire national sur les risques majeurs. La conférence est domiciliée à l’hôtel Tapis Rouge de la ville de Mila. Organisé par l’Université des Sciences et des Technologies Houari Boumediene d’Alger, en partenariat avec le Centre universitaire AbdelhafidBousouf de Mila, le séminaire a connu la participation d’une centaine d’experts, de chercheurs et de professeurs issus de vingt et une universités, trois grandes écoles et trois centre spécialisés, dont le CRAAG (Centre de Recherche en Astronomie Astrophysique et Géophysique. Les walis de Mila, Jijel, Skikda, Guelma, Sétif, Oum El Bouaghi et Batna participent également à ce conclave scientifique. Pas moins de cent conférences orales et soixante-quatre conférences en posters sont au programme. Lors de la première séance, ce dimanche, il a été présenté quatre communications thématiques. Atra Hamid, délégué national des Risque Majeurs a souligné dans a communication que les calamités auxquelles l’Algérie est la plus exposée sont les séismes, les glissements de terrains, les inondations et les incendie. Il a révélé que l’État a dépense annuellement, depuis 2004 et jusqu’en 2021, une moyenne de 35 milliards de dinars pour la gestion et la prévision des géo-risques et la prise en charge des sinistrés. L’orateur souligne que les calamités qui ont frappé le pays de 2004 à 2021, ont causé la perte milliers de personnes et des dégâts matériels et économiques très importants. « Pour les feux de forêts de 2021, l’État a déboursé 2,5 milliards de dinar pour les interventions post-événement. » Le représentant du directeur du CRAAG, Beldjoudi Hamoud a, quant lui, évoqué dans son intervention, le séisme qui a frappé la wilaya de Mila en août 2021. Beldjoudi a confirmé que l’anarchie urbanistique causée à la ville n’était pas occasionnée par le tremblement de terre lui-même, mais par le glissement du sol qui s’est produit après la secousse tellurique. « Le tremblement de terre de Mila était modéré. Il était tout juste d’une magnitude de 4,9 degrés sur l’échelle de Richter. L’anarchie urbanistique était plutôt causée par le géant glissement de terrain qui a déplacé une superficie de 2 kilomètres de sol, dans la région d’El Kherba. » Le conférencier a précisé que la fragilité du sol gypseux de la région, sa richesse en eau souterraine et les pentes qui caractérisent le relief de la ville étaient pour beaucoup dans le déplacement de cette masse de terre qui a entrainé l’effondrement de dizaines de maisons. Il a souligné, par ailleurs, qu’aucun aléa n’a été enregistré sur la digue du barrage de Beni Haroun, ni sur le pont à haubans qui l’enjambe. Le président du séminaire, le professeur BoutibaMakhlouf, de l’USTHB, a, pour sa part, présenté une communication sur l’érosion et la submersion marine de la baie de Bousmail, à Alger. En exploitant des images de satellite, le conférencier a précisé que le littoral de la baie marine est exposé à de nombreux risques d’érosion et de submersion. Il a fait des éclairages sur les risques qui menacent le littoral de Ain Benian et les plages de Club des Pins et de Bou Smail. Boutiba a notamment préconisé la construction d’ouvrages pour stopper, d’une part, le transport des sédiments et pour caser, d’autre part, l’énergie des houles marines qui viennent du large.

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