COP 27:
  Les pollueurs doivent payer

0
177

Au deuxième jour de la conférence sur le climat qui se tient à Charm-El Cheikh (Égypte) les positions s’alignent. Les nombreux chefs d’États présent et parmi eux Abdelmadjid Tebboune, conviennent unanimement qu’il ne suffit plus de parler ou de recommander mais de prendre des décisions car il y a une urgence planétaire. Parmi les points qui retiennent l’attention il y a la contribution financière des pays riches aux pays en développement. Pour de nombreux chefs d’États qui ont pris la parole les pollueurs de la planète doivent payer.

Cette fois-ci la balle est dans le camp des pays riches. Ceux-ci doivent aider les pays les plus touchés par le réchauffement climatique, leur permettant d’élaborer des plans de développement en tenant compte que cette aide ne soit pas détournée, comme cela a toujours été le cas. C’est d’ailleurs l’argument des pays riches qui assurent que 83 milliards de dollars avaient été débloqués en 2020 et que cet argent a profité aux pouvoirs et non aux populations. Selon eux cette aide annuelle de cent milliards de dollars a été alors suspendue car elle ne servait à rien et que les objectifs qui lui ont été assignés n’ont même pas commencé.  Cette vérité proclamée devant les chefs d’États et de gouvernement concerné par cette aide a fait l’effet d’une douche froide. On sentait de la gène. Entre le premier jour et le second de cette conférence la différence a été ressentie. Il est évident que si ce problème de répartition d’aide financière aux pays pauvres, ceux qui en ont le plus besoin et qui sont, de plus, impactés par le dérèglement du climat, n’est pas résolu, avec toutes les solutions idoines qui s’imposent alors le pire attend ces pays. Car finalement ceux qui souffrent le plus de ce changement de climat ce sont ces pays qui n’ont jamais été considérés comme pollueurs et ce sont eux qui devront en payer le prix. Cette injustice que les pays qui ont contribué à cette dégradation monumentale du climat veulent à présent réparer ne suffit pas pour autant car ces pays continuent de polluer même s’ils le font différemment. Il ne suffit pas comme ils le laissent entendre d’arrêter de consommer des énergies fossiles pour que la pollution atmosphérique cesse d’un coup. En fait ces pays doivent se faire à l’idée qu’ils doivent changer leur modèle de consommation. Sont-ils prêts à abandonner leurs voitures, même fonctionnant à l’électrique car les batteries qui chargent les réservoirs contiennent elles-mêmes des produits extrêmement polluants extraits de sols rares. Sont-ils prêts à circuler de moins en moins en avion ou en bateau ? Sont-ils prêts à se chauffer en bois prenant le risque de vider les forêts de leurs arbres ? Ont-ils la possibilité de décarbonner leurs industries en produisant moins ?  En fait c’est un autre modèle de consommation à l’échelle planétaire qu’il faut appliquer. En un mot il s’agit de faire une pause salutaire pour permettre au trou de plus en plus béant de la couche d’ozone de se refermer. Cela demandera du temps mais l’efficacité qui en découlera sauvera la planète en permettant aux températures de redevenir normales comme elles l’étaient au cours des siècles passés. Ne nous leurrons pas aucun pays qui a goûté aux bienfaits de la consommation de ce siècle ne voudra retourner en arrière. En fait toutes ces conférences sur le climat ne changeront rien à l’inéluctable. Il y aura bien 4 degrés supplémentaires vers la moitié de ce siècle malgré tous les replâtrages qu’on essaiera de faire.

 

 

 

 

 

 

 

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici