« Nous fabriquons les médicaments en full-process. Aucun pays africain n’arrive à fabriquer ses intrants pharmaceutiques. Il faut savoir que dans le monde, il existe deux grands pays qui sont spécialisés dans la fabrication des principes actifs. Pour fabriquer un (01) kg de cristaux d’insuline il faut un investissement de 1,5 milliards de dollars. Nous allons, incessamment, ouvrir l’unité de Médéa de fabrication d’intrants et de principes actifs pour ce qui est des antibiotiques et qui est en arrêt depuis 2012. Cette unité réduira de 20 à 30% la facture de nos besoins en intrants pharmaceutique. Nous fabriquons 70% de nos besoins en médicaments et le marché connait une tension sur certains produits pharmaceutiques et non pas une pénurie. Il faut cesser de faire dans l’exacerbation mouvementée de l’opinion public ». A martelé, avec véhémence et une certaine gêne, le ministre de l’industrie pharmaceutique, lors d’un point de presse tenu au niveau de l’unité Biothera, située dans la localité de Sidi Kassi et ce, dans la soirée de mardi dernier.
Auparavant, au niveau de l’unité INPHAMEDIS sise dans la même localité, le ministre Ali Aoun a révélé, devant, les industriels locaux versés dans la fabrication de médicaments, la nouvelle politique du pays envers le secteur dont il tient les rênes, en révélant que « Les entreprises versées dans le médicament importent les intrants grâce aux devises de l’état et puis, ils exportent les dividendes. Nous avons pris une décision murement réfléchie à savoir qu’en doit prendre en considération, ce que coûtent au pays ses importations qui sont en devises. En 2023 une partie de la production doit être dirigée vers l’exportation afin de réduire les montants mobilisés pour l’importation des intrants. L’Algérie ne demande que ça et c’est de l’équité. Cette décision entrera, en vigueur et progressivement, en 2023. Il faut qu’on y aille et ce sont des mesures et des dispositions qui vont ne laisser sur le marché que les véritables professionnels »
Il est judicieux de signaler que le ministre accompagné par les autorités locales a inspecté, respectivement, durant la nuit de mardi dernier, trois unités de production à savoir « ONYX sise dans la commune de Zérizer et Biothera et INPHAMEDIS situées toutes le deux dans la localité de sidi Kassi, relevant de la commune de Ben M’hidi »
Quoi qu’il en soit le ministre a montré une grande et farouche détermination à engager une véritable et salutaire décantation dans le secteur très juteux de la fabrication des médicaments qui est l’épine dorsale de la sécurité sanitaire du pays.
