El-Bouni 1 – Résidence Universitaire 3.000 lits:
Les résidentes choisissent une manière « sarcastique » pour dénoncer le laissé aller

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Parmi les dizaines des cités universitaires connues pour leur situation  médiocre, il y a  celle des  3.000 lits, d’El-Bouni 1». Une cité qui héberge des centaines de jeunes filles de tous les cursus, qui se trouve dans un état d’insalubrité et et de délabrement avancé. L’insécurité est un mots d’ordres qui court dans toutes les lèvres.

Cette situation qui a été par le passé revendiquée par plusieurs générations de résidentes n’a pas évoluée d’un cran depuis des années, bien au contraire, elle va de mal en pis, selon une résidente.

Devant cette lamentable réalité, les résidentes, après avoir entamé toutes sortes de réclamations, aujourd’hui elles ont décidé de changer de style de revendication, en utilisant «la façon sarcastique» sur les réseaux sociaux.

Toutes les images prises de cet établissement lié à l’enseignement Supérieur et qui mettent en exergue les conditions de la prise en charge des futurs cadres et travailleurs de l’Algérie,  font le tour de la toile, avec des commentaires et des hashtags honteux et drôles publiés par les résidentes, car selon elles, les conditions dans lesquelles elles vivent peuvent être fatales dans certains cas, car en l’absence des exigences d’une vie digne à l’intérieur des cités, les résidentes font face  souvent à de graves problèmes, notamment ceux du risque de choper des maladies chroniques.Ainsi, selon l’une des résidentes « On vit dans la peur chaque jour que Dieu fait, on n’est pas à l’aise, on pense qu’au pire des scénarios chaque soir, la cité est invivable, malheureusement », joignant la parole à l’acte notre interlocutrice nous a remis des photos d’illustrations de quelques pavillons universitaires.

De temps à autre, un autre témoignage que nous avons recueilli auprès d’une autre résidente nous informe sur les conditions insupportables, décrit un état des lieux intenable, les égouts tout au long de la route, les fenêtres brisées, les portes dépourvues  de serrures, ce qui présage une sorte d’insécurité. « La restauration est une catastrophe sur tous les plans, la qualité, la propreté. Parfois, on nous sert des repas immangeables ». Ajoute notre interlocutrice qui nous a fait savoir que
« La propreté est inexistante et  Mis à part cela, elle a dénoncé la négligence totale des responsables, qui sont au courant de notre situation. Généralement, ces conditions ne sont pas dignes d’une vie universitaire ».

 

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