2, 8 millions de nos concitoyens souffrent du diabète, insulinodépendants ou de type deux ; Cela représente 15% de la population totale. C’est un taux effarant et il ne concerne pas seulement les personnes d’un certain âge mais ils seront de plus en plus jeunes à contracter cette maladie grave, si on ne surveille pas un régime stricte accompagné d’une prise quotidienne de médicament.
Selon tous les diabétologues algériens réunis hier en conférence à ce rythme le nombre de diabétiques atteindrait en 2030 quelques 5 millions de personnes de différents âges incluant même des enfants et des adolescents. Tous sont arrivés à la conclusion que le régime alimentaire des Algériens en ce quart du siècle nouveau s’est dégradé par une consommation hyper élevée de sucreries et de nourriture à base de sucre. Vient en premier la consommation de pain, de pâtes alimentaires et de produits de consommation consommés dans des fast-foods et des pizzérias. La frange de la population la plus atteinte par le diabète concerne les femmes, suivie des enfants en bas âge et enfin des adolescents nombreux à s’alimenter hors de chez eux en consommant hamburgers douteux,tacos à base de farine et non de maïs et des pommes frites souvent à l’huile déjà utilisée. Les femmes quant à elles mangent en dehors de chez elles et une fois rentrées en leur domicile préparent le plus souvent des pâtes. Tous les ingrédients sont là pour augmenter dans le sang un taux de sucre dix fois supérieur à la normale. La plupart des concernées se rendent compte plus tard qu’elles sont définitivement atteintes du diabète. C’est-à-dire que toute leur vie sera soumise à une surveillance médicale les plus sévères, faute de quoi, l’espérance de vie de ces personnes sera réduite de moitié et dans le meilleur des cas d’un tiers. Tout cela à cause non pas d’une alimentation riche laquelle contient des légumes, de la viande et du poisson en y ajoutant des fruits de saison mais d’une consommation effrénée de pâtes alimentaires faites maison ou de nature industrielle à laquelle il faut y ajouter des sucreries achetées en pâtisserie ou préparées chez soi où le sucre s’y trouve en abondance. Quant aux hommes, heureusement moins nombreux à souffrir de cette maladie chronique tellement ancienne qui a traversé des siècles, c’est souvent le stress provoquant des chocs successifs dus à l’absence de perspectives et de malheur provoqués souvent par la pauvreté qui est aujourd’hui la cause principale de leur accessibilité au diabète. On dit souvent que le diabète est la maladie des riches car les pauvres ne consomment pas ou peu de sucreries et mangent plus de produits naturels issus de la terre. C’était vrai il y a de cela cinquante ans. Ce n’est plus le cas aujourd’hui car avec l’exode rural massif qui concerne actuellement les deux tiers de la population tous ceux et toutes celles qui jouissaient d’une vie naturelle éloignée des fracas et bruits des villes et jouissant d’un régime alimentaire équilibré se sont retrouvés à calquer de manière inconsidérée cette population urbaine et ont fatalement subi et de plein fouet un modèle de vie et de consommation qu’ils n’ont jamais connu auparavant. S’il faut à présent ajouter que l’accès aux légumes frais et fruits est rendu de plus en plus difficile pour une grande partie de la population qui arrive à peine à boucler ses fins de mois, nous nous trouvons en face d’une crise sanitaire des plus pernicieuses car ne trouvant pas de solution à la juguler sans recourir aux traitements médicaux lesquels sont heureusement disponibles grâce à la politique sociale de notre État qui a toujours été présent et très généreux en ne lésinant jamais sur le prix à payer pour sauver le peuple de périls qui touchent aujourd’hui des milliards de personnes à travers le monde surtout celles qui vivent dans des pays qui ne savent même pas ce que signifie la sécurité sociale.
