Violences faites aux femmes:
Le gouvernement veut y mettre fin

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 Le président de la république a toujours condamné toute discrimination dont font encore malheureusement les femmes. Bien qu’il y ait des progrès enregistrés au cours de ces dix dernières années il subsiste encore des comportements misogynes dans la société, surtout en milieu rural où les traditions archaïques n’ont pas disparu.

Sur instruction continue du chef de l’État, l’exécutif a mis en place un dispositif judiciaire pour lutter contre ces agressions en continu dont font l’objet les femmes dans notre pays. Les conjoints qui frappent leurs épouses bénéficient le plus souvent de l’impunité. Les plaintes contre les maris inconvenants et brutaux sont toujours rares. Les quelques plaintes enregistrées dans les commissariats sont assorties très souvent d’un interrogatoire pointilleux et à la limite très gênants pour ces jeunes filles ou femmes mariées qui viennent se plaindre de la brutalité dont font preuve quasi quotidiennement les époux ou des frères lesquels pour le moindre prétexte, souvent fallacieux les  tabassent. En fait une grande partie des femmes maltraitées subissent la loi du silence qui leur est imposée. Lorsqu’une femme mariée a des enfants il lui est difficile d’aller porter plainte contre son époux car ce dernier exerce sur elle un chantage intolérable lui faisant comprendre que si elle se plaignait ou laisser entendre à son entourage qu’elle est brutalisée elle serait aussitôt chassée du domicile conjugal et que ses enfants seraient pris en otage. Dans ces conditions quelle femme oserait aller dans un commissariat déposer plainte. Ces comportements machistes sont innombrables. On ne connaît pas de manière même approximative  combien de femmes subissent la maltraitance car le tabou reste entier et puissant. Le gouvernement a l’intention d’y mettre fin. Il y arrivera si la société civile s’implique or jusqu’à présent il n’y a pas d’association à l’échelle nationale qui a pris en charge ce dossier sociétal épineux. Tant qu’il n’existe pas une organisation indépendante qui entreprenne des investigations au sein de la société pour se fixer sur l’état des lieux la question de la violence faite aux femmes continuera d’être marginalisée. Il y a aussi le rôle de l’école qui est majeur dans l’amélioration du comportement des générations . Or on continue d’enseigner des programmes établis au cours des années quatre-vingt, décennie où l’intégrisme religieux véhiculant une pensée rétrograde qui ressemble à quelque chose près à celle des Talibans en Afghanistan. Une pensée qui a débouché sur la décennie noire des années 90  et dont les résidus subsistent encore au sein de la société . Tant que l’école ne combat pas cette manière d’enseigner la religion au sein des établissements du pays la porte sera toujours ouverte pour l’obscurantisme. L’Algérie actuelle ne ressemble plus à celle qui existait il y a vingt ans. De plus en matière de démographie le nombre de femmes dans le pays sera nettement supérieur à celui des hommes. Celles –ci constitueront la majorité. Une majorité dont on ne peut raisonnablement laisser en marge car de plus en plus et on le remarque chaque année l’élément féminin s’investit de plus en plus dans les études poussées, dans la recherche mais également dans l’entrepreneuriat . Comment dès lors accepter que des hommes souvent ignares continuent encore d’imposer leur veto en refusant le principe de l’égalité hommes –femmes. Il est évident que des femmes courageuses essaient, par tous les moyens légaux au demeurant de renverser la tendance. Elles sont certes minoritaires à l’heure actuelle mais au cours des dix ou vingt prochaines années elles réussiront leur pari , celui de l’égalité devant la loi et les mœurs avec leurs congénères masculins . En attendant cette période l’Etat doit être à leur coté en les accompagnant dans leurs démarches.

 

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